Stéphanie de Monaco : "Ça ne sert à rien de faire les kékés avec le VIH !"

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EXCLU E1 -  La princesse Stéphanie de Monaco, très impliquée dans la lutte contre le sida, s'inquiète du relâchement des jeunes face au virus.

>>> Au lendemain de la Journée mondiale de lutte contre le sida, la princesse Stéphanie de Monaco était l'invitée exceptionnelle de Thomas Sotto, mardi matin.

Un message aux jeunes. Présidente de l'association Fight Aids Monaco qui lutte depuis 10 ans contre le VIH, la princesse a notamment envoyé un message aux jeunes dont la vigilance s'est relâché face à l'épidémie. "Ça ne sert à rien de faire les kékés, comme on dit dans le midi, avec le VIH ! Il ne faut pas prendre de risques : c'est la seule maladie dans le monde où on peut décider soi-même d'être malade ou pas ! C'est dommage de faire le mauvais choix !", s'est exclamée Stéphanie de Monaco, alors qu'un étudiant sur trois déclare ne pas mettre de préservatif. 

"Aider les gens en détresse". La princesse est revenue sur son engagement contre le sida il y a dix ans. "En tant que maman et femme, je voyais trop de personnes vivant avec le VIH. On a tous eu dans notre entourage des gens qui sont déjà partis. C'était mon rôle aussi de faire quelque chose, d'aider les gens en détresse". 

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"Les mentalités n'ont pas évolué".  Au début de l'épidémie, "dans le milieu des années 1980, le Sida, c'était quelque chose dont on ne parlait pas trop, on ne connaissait pas la maladie, on ne savait pas comment elle allait évoluer", s'est remémoré Stéphanie de Monaco. Mais selon la princesse, 30 ans plus tard, les mentalités peinent à évoluer. "C'est triste, certaines personnes en sont toujours au même point avec des clichés sur les moyens de contamination, les personnes à risques", a t-elle déploré. 

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"Une maladie du rejet de l'autre". Pour Stéphanie de Monaco, le sida est toujours "une maladie du rejet de l'autre". "Il y a un gouffre énorme entre les traitements qui progressent et le regard de la société (…) La discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH me révolte : en 2015, il est inadmissible que des malades voient leurs familles leur tourner le dos".