Salle de shoot de Strasbourg : un bilan "exemplaire"

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Salle de shoot de Strasbourg : un bilan "exemplaire"
Aucune overdose mortelle n'est survenue entre les murs du bâtiment.@ Sebastien Bozon / AFP
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Ouvert il y a un an, l'établissement compte 391 personnes inscrites et entre 50 et 80 passages sont comptabilisés quotidiennement.

Un an après son inauguration, la salle de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) de Strasbourg présente un bilan "tout à fait exemplaire" et constitue une "réussite en terme de tranquillité publique", s'est félicité vendredi son comité de pilotage. Ouvert le 7 novembre 2016, l'établissement compte 391 personnes inscrites et entre 50 et 80 passages sont comptabilisés quotidiennement, selon les chiffres de l'association Ithaque, qui gère la salle. "On a réussi à toucher la population qu'on cherchait à toucher", a souligné Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la Santé, à l'occasion du premier bilan d'activité. 

Aucune overdose mortelle. La moitié des consommateurs de la SCMR sont en situation de grande précarité, parfois sans aucun contact avec des structures médicales, et cela augmente encore leur vulnérabilité face à la consommation de drogue. "Ce lieu leur convient car c'est un espace où les usagers se sentent bien et où ils peuvent préserver leur vie", estime Danièle Bader, directrice d'Ithaque. Aucune overdose mortelle n'est survenue entre les murs du bâtiment, situé sur le site de l'hôpital civil de Strasbourg, et "seules 4 overdoses, sans séquelles" ont nécessité l'intervention des secours, précise aussi l'association.

183 dépistages de maladies infectieuses. La fréquentation de la salle a permis de réaliser 183 dépistages de maladies infectieuses (VIH, hépatites) qui ont abouti à la détection de 13 cas d'hépatite C et des centaines d'usagers ont été reçus pour des consultations avec les médecins et infirmiers d'Ithaque (écoute, soins, entretiens psychiatriques...). La première SCMR a ouvert en 1986 en Suisse. Il existe aujourd'hui près d'une centaine de salles dans le monde. En France, elles ont été rendues possible par la loi santé adoptée en décembre 2015. L'expérimentation doit durer six ans et pourrait voir d'autres villes s'intégrer au projet.