Quand les malades vont à l'hôtel de l'hôpital

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Quand les malades vont à l'hôtel de l'hôpital
@ AUDE LEROY/EUROPE 1
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REPORTAGE - Alternative à l'hospitalisation, les hôtels hospitaliers ont vocation à se développer à l'avenir. Une expérience pilote est déjà menée à Paris. 

De la fenêtre de sa chambre d'hôtel, Christelle voit les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dans quelques heures, son fils va sortir du bloc opératoire d'un des services de l'Hôtel Dieu où il est opéré et la rejoindre au 6ème étage d'une aile de l'hôpital. Car Christelle ne loge pas dans n'importe quel hôtel. Au sein même de l'établissement de santé, on trouve un hôtel d'un genre particulier, appelé "hôpital hospitalier". Il en existe aujourd'hui deux en France l'un à Paris, qu'Europe 1 a pu visiter, l'autre à Toulouse.





Au coeur d'un hôpital hospitalierpar Europe1fr



Ces hôpitaux hospitaliers ont vocation à se généraliser à l'avenir. Dans le cadre du projet de budget de la Sécu pour 2015, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée vient de proposer d'étendre ce dispositif. Car l'hôtel hospitalier offre des avantages, à la fois pour les patients et … pour les comptes de la Sécurité sociale.

A qui s'adressent t-ils ? Ces hôtels s'adressent aux patients opérés en chirurgie ambulatoire dont le suivi médical après intervention ne nécessite pas une hospitalisation, mais qui ne peuvent pas être renvoyés à leur domicile car ils habitent trop loin. Un malade qui vient, par exemple, d'être opéré de la cataracte, passe ainsi une nuit, accompagné d'un proche,  à l'hôpital hospitalier et revoit ainsi le médecin le lendemain de son opération pour la consultation de contrôle. Ce type de séjour pourrait aussi s’effectuer préalablement à l’hospitalisation, par exemple pour une femme enceinte.

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Des économies en perspective. Son énorme avantage ? Son coût dérisoire par rapport à l'hôpital. Une nuit dans un hôtel hospitalier coûte 60 euros alors qu’une journée d’hospitalisation représente 1 500 euros. Aujourd'hui, ces "60 euros sont à la charge du patient. Si l'expérimentation est jugée réussie d'ici trois ans, la Sécurité sociale pourrait prendre en charge ces frais d'hébergement.