Pollution de l’air : une nouvelle plainte va être déposée

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Pollution de l’air : une nouvelle plainte va être déposée
@ MARTIN BUREAU / AFP
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IRRESPIRABLE - L’association Ecologie Sans Frontières va déposer une plainte visant à dénoncer la pollution de l’air. Elle appelle l’Etat à réagir. 

Déboutée une première fois la semaine dernière, l’association Ecologie Sans Frontières va déposer une nouvelle plainte visant à dénoncer la pollution de l'air, responsable de "42.000 décès prématurés par an" en France.

42.000 décès prématurés à cause de la pollution. Selon Ecologie Sans Frontières, cette pollution "cause de nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires, ainsi que des cancers des poumons, dont l'impact a été évalué pour la France entière à 42.000 décès prématurés chaque année".

La pollution coûte aussi très cher. "Économiquement, des études commencent à montrer que la pollution de l'air engendre des coûts de dizaines de milliards d'euros. Il y a 750.000 journées d'arrêt de travail liés à la pollution de l'air", poursuit le vice-président de l'ONG, Nadir Saïfi.

Une première plainte classée sans suite. Une plainte initiale, démarche inédite, avait donné  lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire en mars 2014. Mais celle-ci vient d'être classée par le parquet de Paris. "Puisque le parquet paraît ne pas vouloir inquiéter les principaux responsables de la pollution, nous allons nous constituer partie civile devant le juge d'instruction", explique Ecologie Sans Frontières dans un communiqué. "Ce que ESF a voulu dénoncer et surtout faire cesser, c'est l'impunité dont bénéficient les pouvoirs publics français dans leur carence délibérée à traiter ce problème majeur de santé publique", dénonce-t-elle.

La qualité de l’air "toujours problématique" à Paris. Plus de 2,3 millions de Franciliens restent exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, même si la qualité de l'air s'est améliorée en 2014 par rapport à 2013, a indiqué mardi Airparif. L'amélioration "reste insuffisante" et la situation "toujours problématique", juge l'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France.