Nouveau cri d'alarme des médecins hospitaliers face à la "maltraitance" de l'hôpital public

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Nouveau cri d'alarme des médecins hospitaliers face à la "maltraitance" de l'hôpital public
Des médecins hospitaliers se sont réunis mardi devant le ministère de la Santé pour demander une rencontre avec Agnès Buzyn.@ GERARD JULIEN / AFP
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La lettre ouverte destinée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn a été signée à ce jour par 1.220 médecins hospitaliers de différents établissements publics de France.

Une trentaine de médecins hospitaliers se sont rassemblés mardi devant le ministère de la Santé, pour réclamer une rencontre avec la ministre Agnès Buzyn à laquelle ils ont adressé une lettre ouverte dénonçant une "maltraitance" de l'hôpital public. Cette lettre a été signée à ce jour par 1.220 médecins hospitaliers de différents établissements publics.

"Des décès sur les lits d'hôpitaux". "Cela fait des mois que nous attendons une réponse de la ministre", explique Olivier Varnet, secrétaire national des médecins hospitaliers Force ouvrière. "Aujourd'hui nous avons décidé de venir quand même car la politique du gouvernement entraîne des décès sur les lits d'hôpitaux", a-t-il ajouté.

Des revendications "inchangées". Comme dans leur première lettre adressée à la ministre en septembre 2017, les médecins hospitaliers s'alarment d'une "pénurie médicale organisée", de fermetures de lits, de services et d'hôpitaux avec l'accélération des Groupements hospitaliers de territoires (GHT) ou encore d'embouteillages aux urgences. "Nos revendications sont inchangées. Le problème c'est l'étranglement budgétaire et l'absence de contre-pouvoir à la direction dans les hôpitaux", explique le Dr Claire Gekiere, une psychiatre hospitalière de Savoie, qui parle de "maltraitance du personnel médical".

Pas d'annonce côté gouvernement. Les manifestants souhaitent "redonner un pouvoir décisionnel aux Commissions médicales d'établissement (CME)" qui, depuis la loi Hôpital Santé Territoire de 2009, ne sont plus que consultatives. "N'avons-nous pas une responsabilité vis-à-vis de nos patients ?", s'insurge de son côté Yves Kottelat, secrétaire général FO de la Fédération des personnels des Services publics et de santé, alors que des manifestants déclament le serment d'Hippocrate. Une délégation de 7 représentants a été reçue en fin de matinée par des représentants du cabinet d'Agnès Buzyn. La rencontre n'a cependant débouché sur aucune annonce ni date de rencontre avec la ministre.