Nos salades bourrées de pesticides interdits ?

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Nos salades bourrées de pesticides interdits ?
@ DERRICK CEYRAC / AFP
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PAS VRAIMENT VERT - Selon une étude d’une association écologiste, plus d’une salade sur dix trouvée dans le commerce contiendrait des pesticides non-autorisés. 

Les salades n’ont pas vraiment la patate. Selon un rapport l’association Générations Futures dévoilé mardi par Le Parisien et France Info, les salades vendues en France feraient partie des légumes les plus bourrés de pesticides non-autorisés. Pire, certains de ces produits chimiques interdits retrouvés dans les salades sont des perturbateurs endocriniens.

31 salades à l’étude. Pour mener cette enquête, l’association Générations Futures a acheté 31 salades dans cinq grandes surfaces de l’Oise et de la Somme. Au total, cinq pesticides interdits en France ont été retrouvés dans ces légumes, dont du DDT (produit prohibé dans l’hexagone depuis 1971 !). En moyenne, les laitues testées contiennent "presque 4 résidus de pesticides chacune".

Des perturbateurs endocriniens repérés. Avec près de 5 kilos par an et par ménage, la salade est le quatrième légume le plus consommé en France. Sur tous les pesticides repérés par l’association Générations futures, 21 salades contenaient des perturbateurs endocriniens. L’association explique toutefois que ces substances nocives étaient présentes sur les laitues en très faible quantité. Même en très faible quantité, ces substances pourraient cependant perturber l’ensemble du système endocrinien et avoir des conséquences directes importantes.

L’Agence nationale de sécurité de l’alimentation (ANSES) précise que les fœtus et les nourrissons seraient particulièrement sensibles aux perturbateurs endocriniens. De même, l’Institut national du cancer (INCa) assure que ces substances pourraient provoquer des cancers du sein ou des testicules.

Faut-il arrêter de manger des salades pour autant ? Inutile de céder à la paranoïa et d’imaginer immédiatement le pire. En revanche, cette étude prouve bien que "nous sommes vraiment cernés par les perturbateurs endocriniens", comme l’explique France Info. Leur utilisation doit donc être beaucoup plus encadrée.