Neuf maisons de naissance expérimentales autorisées à fonctionner

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Neuf maisons de naissance expérimentales autorisées à fonctionner
@ DIDIER PALLAGES / AFP
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Ces maisons de naissance, où officieront des sages-femmes, sont destinées aux futures mères qui ne présentent pas de grossesses pathologiques. 

Neuf maisons de naissance, qui permettent à des femmes d'accoucher sans hospitalisation, ont été retenues pour fonctionner à titre expérimental, indique jeudi un arrêté publié au Journal officiel. Une première évaluation de l'expérimentation doit être réalisée par l'agence régionales de santé (ARS) au bout de deux ans de fonctionnement.

La liste des maisons de naissance : société CALM-maison de naissance à Paris ainsi que des associations Premier Cri à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, Maison de naissance Doumaia à Castres dans le Tarn, La Maison à Grenoble, Le temps de naître à Baie-Mahault en Guadeloupe, Joie de naître à Saint-Paul  à La Réunion, Premières heures au monde à Bourgoin-Jallieu en Isère, Maison de naissance Alsace à Sélestat dans le Bas-Rhin, Un Nid pour naître à Nancy en Meurthe-et-Moselle.

Pour les grossesses non pathologiques. L'expérimentation des maisons de naissance  a obtenu le feu vert du Parlement à la fin 2013. Il s'agit de structures tenues par des sages-femmes et à proximité immédiate d'une maternité partenaire, qui assurent le suivi des grossesses et les accouchements. Seules sont admises dans ces maisons les grossesses sans pathologie particulière et une sage-femme soit tout le temps être en mesure d'y intervenir. Pour les accouchements, deux sages-femmes doivent être présentes dans les locaux, notamment en cas de "situation d'urgence" nécessitant le transfert de la mère et de l'enfant. La maison de naissance est tenue d'organiser les dépistages obligatoires pour tous les nouveau-nés (mucoviscidose, hypothyroïdie...) et d'informer la mère sur le dépistage précoce de la surdité permanente néonatale.

Déjà dans cinq pays européens. Si ces structures existent déjà dans de nombreux pays (Allemagne, Suisse, Australie, Italie, Espagne), elles n'avaient jamais été autorisées en France, où elles avaient été évoquées pour la première fois en 1998 par Bernard Kouchner, alors secrétaire d'Etat chargé de la Santé. "L'autorisation d'expérimenter sur neuf sites n'est qu'un premier pas", a réagi dans un communiqué l'Association nationale des sages-femmes libérales "fortement engagée depuis une vingtaine d'années" pour demander leur ouverture.