Médecins : Touraine dit non à la consultation à 25 euros

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Médecins : Touraine dit non à la consultation à 25 euros
@ Reuters
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FERMETÉ - Marisol Touraine a refusé de revaloriser le tarif de la consultation médicale pour les généralistes, alors que se profile une grève des médecins durant les vacances de Noël.

Marisol Touraine reste fermement attachée au projet de loi santé qu'elle a présenté en Conseil des ministres le 15 octobre et qui devrait être examiné à l'Assemblée nationale début 2015. La ministre de la Santé a ainsi fermé la porte, dimanche, à une revalorisation de la consultation à 25 euros pour les médecins, qui ont appelé à une grève des cabinets pour les vacances de Noël.

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"La rémunération du médecin augmente". "Ma priorité n'est pas la rémunération de l'acte", a dit la ministre lors de l'émission "12/13 Dimanche" de France 3. Marisol Touraine souhaite en revanche "augmenter la rémunération qui est liée à tous ces actes de dépistage, de santé publique que mettent en place les médecins dans leur cabinet". "Ça veut dire quand même que la rémunération du médecin augmente", a-t-elle affirmé.

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Le message passera-t-il auprès des syndicats ? L'UNOF-CSMF, la branche généraliste de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), rejointe par MG-France, premier syndicat de généralistes, et la Fédération des médecins de France (FMF), a appelé à fermer les cabinets du 24 au 31 décembre. Ces syndicats réclament, outre la revalorisation de la consultation à 25 euros, l'abandon du projet de généralisation du tiers payant.

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Touraine reste attachée à l'AME. Par ailleurs, Marisol Touraine a rappelé son attachement à l'Aide médicale d'Etat (AME), "une mesure de santé publique, de sécurité publique". L'AME permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins, sous certaines conditions. Ce dispositif est sous le feu des critiques de la droite. "Des hommes, des femmes, qui sont étrangers mais qui sont malades, doivent être soignés parce que, sinon, ils font courir le risque à d'autres personnes sur le territoire de tomber malade", a plaidé la ministre de la Santé.