Les violences contre les médecins augmentent

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Les violences contre les médecins augmentent
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LE CHIFFRE - 925 incidents ont été déclarés en 2013, contre 798 l'année précédente.

L'info. Menace pour obtenir un certificat médical ou agression pour un arrêt maladie refusé: essentiellement verbales, les violences contre les médecins ont augmenté en 2013, selon le Conseil de l'Ordre national des médecins (Cnom), qui plaide pour une meilleure prévention.

Le chiffre. Sur les 199.420 médecins en activité régulière, 925 fiches de déclarations d'incidents - agressions physiques ou verbales - ont été remplies en 2013, contre 798 en 2012, selon le bilan réalisé par l'institut Ipsos. Ces chiffres sont au-dessus de la moyenne des 11 dernières années (689), relève le docteur Bernard Le Douarin, de l'observatoire pour la sécurité des médecins du Cnom. "Toutes les incivilités, les insultes et menaces en lien direct avec l'acte médical se multiplient. Nous constatons une exaspération des patients (...) qui sont de plus en plus revendicatifs", note le docteur Le Douarin.

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Les généralistes les plus concernés. Selon le bilan du Cnom, dans neuf cas sur dix, la victime est le médecin lui-même et une fois sur deux l'agresseur est le patient. Les généralistes arrivent en première ligne (58%), et parmi les spécialistes, les ophtalmologues sont les plus touchés.
Ces agressions interviennent essentiellement dans les villes, avec une augmentation dans les centres-ville mais une stabilisation en banlieue. A la campagne également, les agressions ont tendance à rester inchangées, puisque "la désertification des territoires" renforce le lien fort avec le médecin traitant, selon M. Le Douarin.

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Surtout des agressions verbales. La violence se manifeste principalement par des agressions verbales ou des menaces, une tendance en constante hausse depuis 2006 (43%). Parallèlement, les agressions physiques avec coups et blessures (11%) diminuent en 2013. Dans un tiers des cas, l'incident est lié à un mécontentement de la prise en charge, arrivent ensuite le refus de prescription de médicaments ou d'arrêt de travail, et un temps d'attente jugé excessif. Les atteintes aux biens représentent près d'un tiers des incidents signalés, avec des vols ou tentatives de vol (d'un ordonnancier ou de tampons professionnels notamment). Les agressions peuvent être violentes et armées. Couteau, hache, fusil, parpaing ou canne sont en effet cités parmi les armes utilisées.

L'explication. Cette hausse peut s'expliquer par les campagnes de sensibilisation incitant les médecins à déclarer les incidents, selon lui. "Par empathie", les médecins ne déclaraient pas les agressions, mais avec la multiplication des incidents, ils les signalent de plus en plus, assure Bernard Le Douarin. Pour lui, les chiffres communiqués mardi "ne sont que la partie immergée de l'iceberg", car les déclarations adressées par les médecins au conseil de l'ordre sont facultatives.

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