Salé ou sucré : les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes goûts

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Salé ou sucré : les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes goûts
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UNE QUESTION DE GOUT - Une étude Nutrinet met en lumière les préférences alimentaires des hommes et des femmes. 

Pourquoi certains préfèrent-ils les chips, le fromage ou les cacahuètes et d'autres les bonbons, le chocolat ou les gâteaux ? C’est la question que viennent de se poser des chercheurs français dans le cadre de l'enquête Nutrinet. Et selon leurs résultats, le sucré-salé serait une histoire de sexe…

37.000 volontaires pour cette enquête. Il s’agit tout simplement de la plus grande étude sur l'impact de l'alimentation sur la santé jamais réalisée sur internet. Plus de 37.000 personnes ont été interrogées. "A quel point aimez-vous les chips ou la chantilly ?", "préférez-vous le pain sans beurre ou avec beaucoup de beurre ?", "est-ce qu’il vous arrive parfois ou même souvent de manger du Nutella à la petite cuillère ?",… Voici le genre de questions posées pour cette enquête. Et la consultation continue sur le net. L'objectif de Nutrinet, qui ambitionne de regrouper 500.000 "nutrinautes", est de mieux identifier les facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition pour améliorer la santé des populations.

Des préférences liées… aux hormones. Les premiers résultats, publiés dans le British Journal of nutrition, sont étonnants. L'attirance pour le "sucré" et plus précisément pour tout ce qui est "gras et sucré" est plus forte chez les femmes. A l'inverse, c'est le gras/salé qui l'emporte chez les hommes. Mais comment expliquer ces différences de goût ? Les hormones sexuelles seraient en cause puisque chez les enfants, cette différence n'existe pas encore. Ce n’est qu’à partir de la puberté, au moment du feu d’artifice hormonal, que les écarts commencent à se remarquer.

Du sel avant de goûter. Un Français sur dix sale avant même d'avoir goûté un plat, souvent (8%) ou toujours (2%) tandis qu'une proportion quasi égale admet le faire "parfois".

Les fumeurs préfèrent le salé. Autre révélation surprenante de cette étude : l’impact du tabac sur le goût. Ceux qui fument ou boivent de l’alcool sont en effet beaucoup plus attirés par le salé. Et là, l’explication est physiologique. "Ces personnes vont exprimer une plus forte attirance pour ces aliments étant donné qu’ils ont besoin de davantage d’aliments pour percevoir le goût", explique l’auteur de cette étude, Aurélie Lampuré. "Ils ont une réelle modification du goût au niveau du cerveau ou de la langue".

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L’attirance pour le salé s’estompe avec l’âge. Un dernier résultat va peut-être rassurer les accros aux frites ou à la mayonnaise. L'attirance pour le gras passerait avec l'âge. D'après les résultats de cette enquête, les jeunes seraient 5 à 10 fois plus attirés par  les chips, le fromage et autres cacahuètes que les personnes de plus de 65 ans.