Les centres de vaccination ferment

  • A
  • A
Les centres de vaccination ferment
@ Reuters
Partagez sur :

Depuis samedi soir, il faut aller chez son généraliste ou à l'hôpital pour recevoir l'injection.

Voilà, c'est fini. La première vague d'épidémie de grippe H1N1 est terminée et les centres de vaccination ferment ce week-end. Les généralistes et les hôpitaux prennent désormais le relai pour ceux qui souhaitent se faire vacciner.

Une nouvelle vague épidémique ?

Didier Houssin, directeur général de la santé, a estimé jeudi devant la presse qu'après la fin de la première vague, "une deuxième vague épidémique ne pouvait être écartée" et qu'il convenait de poursuivre la campagne de vaccination. Cependant la cellule interministérielle de crise, qui a tenu "plus de 40 réunions depuis mai", n'a "plus lieu de poursuivre ses travaux", a-t-il dit, même si le passage à une autre phase du plan national de prévention et de lutte n'était pas envisagé. La France est toujours en phase 5A, qui correspond au début de la pandémie.

L'Institut de veille sanitaire a relevé jeudi que la circulation du virus restait "très modérée", avec des nombres de cas graves et de décès stabilisés au niveau relativement bas de ces dernières semaines. Au total, depuis le début de l'épidémie, 275 décès ont été enregistrés. A ce jour un peu plus de 5,7 millions de personnes se sont fait vacciner, pour la très grande majorité (plus de 4,6 millions) dans les centres de vaccination, qui seront tous fermés lundi.

"Le dispositif n'est plus adapté"

Le mouvement est déjà amorcé : à Paris, par exemple, il n'y a plus qu'un centre ouvert depuis le 25 janvier. "Le dispositif n'est plus adapté", a noté le Pr Houssin. A partir de lundi, les médecins libéraux pourront se fournir en vaccins en pharmacie, proposés sous deux formes : le vaccin Panenza de Sanofi-Pasteur sans adjuvant, en multidose, et le vaccin Focetria avec adjuvant de Novartis, en monodose".

Si le patient a égaré son bon, le médecin pourra éditer un coupon sur le site de l'assurance maladie. Les gens pourront dans un deuxième temps -sans doute à partir du 15 février- aller eux-mêmes chercher les vaccins en pharmacie, sur prescription médicale. Ils recevront alors une boîte contenant une seringue pré-remplie de Focetria. Le pharmacien pourra si nécessaire éditer un bon sur le site de l'assurance maladie.

117 hôpitaux seront ouverts à la vaccination

Les pharmaciens seront rémunérés par la caisse d'assurance maladie, à raison de 14 euros pour un kit d'amorçage et de 2,60 euros pour un vaccin Focetria monodose. La vaccination en cabinet était possible depuis le 12 janvier, mais les médecins devaient aller chercher les doses dans les centres de vaccination. A ce jour, selon le directeur général de la santé, seulement "quelques centaines" de personnes se sont fait vacciner par leur médecin.

En parallèle on pourra se faire vacciner dans les hôpitaux sièges du Samu, soit au moins un par département. Au total 117 hôpitaux seront ouverts à la vaccination, dont certains sur rendez-vous. Les négociations avec les laboratoires sur la résiliation de 50 millions de commandes de vaccins se poursuivent, avec "des questions juridiques à explorer de façon fine", selon le Pr Houssin. Des vaccins ont été vendus au Qatar (300.000) et à Monaco (80.000), et il reste à ce jour 28 millions de doses en stock. Les adjuvants, présentés séparément du vaccin dans les multidoses, pourront à tout le moins être réutilisés, selon les autorités sanitaires.