Le préservatif n’a rien d’automatique pour un étudiant sur trois

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Le préservatif n’a rien d’automatique pour un étudiant sur trois
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PAS ASSEZ COUVERT - MST, contraception, plaisir, les étudiants négligent le préservatif, selon une étude Harris Interactive pour la Smerep.

Les campagnes de prévention ne suffisent plus à inciter les étudiants à utiliser les préservatifs. Une étude Harris Interactive pour la Smerep montre que près d'un étudiant sur trois ne se protège pas lors de ses rapports sexuels, un chiffre qui monte à 39% chez les femmes. Pire, seulement un sur deux (41%) l’utilise de manière systématique.

Le but du préservatif perdu de vue. Le préservatif a un double objectif : il protège des maladies sexuellement transmissibles et est un moyen de contraception. Pourtant, les étudiants interrogés semblent séparer ces deux fonctions. 60% des sondés expliquent sa non utilisation par le fait que les deux partenaires ont fait un test de dépistage. Si cette vérification est utile dans la lutte contre le sida, elle ne garantit pas que les deux personnes n'ont pas de MST et la fonction contraceptive n'est pas prise en compte. La moitié des sondés assure également ne pas y avoir recours, car l'un des deux partenaires utilise un autre moyen de contraception. Enfin, un étudiant sur cinq trouve que mettre un préservatif "enlève la magie du rapport sexuel".

Le sida ne fait plus assez peur. Le dépistage reste un moyen de vérifier si, suite à un rapport à risque, une personne a été infectée. Selon l’étude, seulement un tiers des étudiants y ont recours de manière systématique suite à un changement de partenaire. Et 38% des étudiants en France contre 32% de ceux d'Ile-de-France, admettent ne jamais pratiquer de dépistage. Le Sidaction 2014, organisé du 4 au 6 avril, sera l’occasion de rappeler à la population étudiante que 150.000 personnes vivent avec le virus et qu’environ 50.000 seraient porteur sans le savoir.

(Étude Harris Interactive pour la Smerep réalisée par questionnaires auto-administrés, du 4 au 8 mars 2013, auprès d'un échantillon représentatif de 500 étudiants de toute la France et de 700 d'Ile-de-France)

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