Le jeu Pokémon Go fait bouger plus… mais pas très longtemps

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Le jeu Pokémon Go fait bouger plus… mais pas très longtemps
Lors de la première semaine de pratique, les joueurs marchent 11 minutes de plus par jour mais lors de la sixième semaine, cet effet disparaît. Image d'illustration. @ ALFREDO ESTRELLA / AFP
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Si la première semaine, les joueurs marchent plus, cette conséquence bénéfique pour la santé disparaît dès la sixième semaine de pratique. 

Le célèbre jeu Pokémon Go permet d'améliorer l'activité physique chez les adultes qui le pratiquent mais pas de manière durable, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale The British Medical Journal (BMJ). Dans son édition de Noël qui offre son traditionnel lot d'études humoristiques ou insolites, la revue britannique s'est intéressée au jeu Pokémon Go, une application très populaire qui compte plus de 20 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde.  

11 minutes de marche à pied par jour. En interrogeant en ligne 1.182 participants âgés de 18 à 35 ans en août dernier dont près de la moitié avaient un niveau de jeu intermédiaire ou supérieur, des chercheurs américains ont montré que la pratique du Pokémon Go se traduisait par une accroissement sensible de l'activité physique. Au cours de la première semaine de pratique, les participants faisaient 11 minutes de marche à pied supplémentaires par jour, soit près de la moitié du temps recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en ce qui concerne l'activité physique. L'OMS recommande de faire au moins 150 minutes d'activité physique modérée ou 75 minutes d'activité vigoureuse par semaine pour rester en bonne santé.

Impact sur la santé "modéré". Mais pour les joueurs de Pokémon Go étudiés, le nombre de pas supplémentaires effectués commençait à diminuer dès la deuxième semaine, pour disparaître à la sixième semaine. "Nos résultats indiquent que l'impact sur la santé du Pokémon Go est probablement modéré", relèvent les auteurs qui n'excluent pas qu'il puisse avoir un impact différent sur les enfants, non inclus dans l'étude. Ils se veulent toutefois résolument optimistes, soulignant qu'au delà de l'activité physique, le jeu peut avoir un effet bénéfique sur l'humeur et les liens sociaux.