La Nouvelle-Calédonie s'attaque aux abus d'alcool

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La Nouvelle-Calédonie s'attaque aux abus d'alcool
La Nouvelle-Calédonie représente à elle seule 20% des interpellations pour ivresse publique manifeste en France.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Le plan du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s'articule autour de "la prévention, l'augmentation des prix, l'encadrement des pratiques commerciales, la protection des mineurs, la répression des abus et de l'état d'ivresse sur la voie publique".

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a adopté mardi "un plan de bataille" contre la consommation excessive d'alcool, face à ses conséquences de plus en plus inquiétantes sur la société, a-t-il indiqué.

"Grande cause de la Nouvelle-Calédonie". Ce problème a été érigé en "Grande cause de la Nouvelle-Calédonie" par l'exécutif, qui en a fait "une priorité de santé publique et de lutte contre l'insécurité". Le plan, qui doit encore être entériné par les élus du Congrès, réunit les propositions des différents groupes politiques et s'articule autour de "la prévention, l'augmentation des prix, l'encadrement des pratiques commerciales, la protection des mineurs, la répression des abus et de l'état d'ivresse sur la voie publique". Le gouvernement collégial entend mettre en oeuvre une coordination de toutes les actions entre les différentes collectivités de cet archipel très autonome. 

Une augmentation des taxes. Le 6 décembre, un projet de délibération visant à augmenter les prix de vente aux consommateurs des boissons alcoolisées de 20 à 25% avait déjà été adopté. Cette hausse des taxes sur l'alcool pourrait rapporter environ 4,5 milliards de francs (37,5 millions euros) , qui seront destinés au financement de la protection sociale et de la santé. 

Un problème global. Les abus d'alcool, présents dans la quasi totalité des infractions, ont une incidence croissante sur la mortalité routière, largement supérieure à celle de la métropole, les violences dans la sphère familiale et les bagarres de rue. La Nouvelle-Calédonie représente à elle seule 20% des interpellations pour ivresse publique manifeste (IPM) comptabilisées sur tout le territoire national. En dépit de ces chiffres, les élus locaux ont tardé à prendre le problème à bras le corps.