La fréquence des cancers du sein ne baisse pas chez les femmes jeunes

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La fréquence des cancers du sein ne baisse pas chez les femmes jeunes
Le cancer du sein reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.@ MYCHELE DANIAU / AFP
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Alors que la fréquence des cancers du sein recule chez les femmes de plus de 50 ans, elle augmente ou stagne chez les femmes plus jeunes. 

La fréquence des cancers du sein en France stagne ou continue à augmenter chez les femmes de moins de 50 ans, alors qu'il recule chez les femmes plus âgées, rapporte mardi Le Monde, à partir de l'analyse par tranche d'âge des données épidémiologiques disponibles. Une tendance qui peut s'expliquer par le recul de l'âge de la maternité, le surpoids, la sédentarité et le tabac, ainsi que par l'exposition à certains polluants et par le dépistage individuel, qui conduit à détecter des tumeurs qui ne l'auraient pas été auparavant, selon les spécialistes interrogés par le quotidien. L'incidence globale du cancer du sein en France - le taux de nouveaux cas par an et par tranche de 100.000 habitants - diminue légèrement depuis 2005, après trente ans de forte augmentation.

Une tendance à la hausse chez les femmes plus jeunes. Mais si la tendance est nette chez les femmes de plus de 50 ans, en raison notamment de la diminution de l'utilisation de traitements hormonaux substitutifs, ça n'est pas le cas pour les femmes plus jeunes, met en évidence le quotidien à partir de données en ligne sur le site de Santé Publique France. Chez ces dernières, l'incidence a continué à augmenter entre 2005 et 2010, pour se stabiliser en 2012 (derniers chiffres disponibles) autour de 54 nouveaux cas pour 100.000 personnes chez les trentenaires, et 193 pour 100.000 chez les quadragénaires. 

Un cancer "qui se guérit bien". "Il faut mettre ces chiffres en regard du taux de survie", a toutefois souligné l'épidémiologiste Florence de Maria. "Certes, l'évolution est marquée, mais c'est un cancer qui se guérit bien", avec un taux de survie à cinq ans de plus de 80%, même s'il reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes, a ajouté l'épidémiologiste, qui coordonne le programme de surveillance des cancers en population générale à Santé publique France.