Hépatite C : vers une "révolution" dans les traitements

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Hépatite C : vers une "révolution" dans les traitements
C'est un espoir important pour ces malades. Des médicaments vont bientôt pouvoir guérir définitivement plus de 90% des 250.000 personnes atteintes d'hépatite C.@ MAXPPP
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Les grands spécialistes du foie, en congrès à Londres jusqu'à dimanche soir, sont formels : on a enfin trouvé les bons traitements.

L’espoir. "Madame Monsieur, vous êtes guéris de votre hépatite C". C’est une phrase que les médecins pourront prononcer beaucoup plus souvent dans les années à venir. Les grands spécialistes du foie, en congrès à Londres jusqu'à dimanche soir, sont formels : on a enfin trouvé les bons traitements.

L’hépatite C, maladie infectieuse transmissible par le sang, tue chaque année 2.500 personnes en France. Elle est à l’origine d‘un quart des greffes du foie. Et beaucoup de personnes sont porteuses sans le savoir. Mais cinq laboratoires sont sur le point de lancer de nouvelles molécules pour remplacer l’interféron, avec lequel on traite aujourd’hui la moitié des malades.

Un taux de succès "qui va dépasser les 90%". C’est une "révolution" qui s’annonce, selon Jean-François Delfraissy, directeur de l’agence de recherche contre les hépatites. "Non seulement les traitements seront moins lourds - ils dureront trois mois au lieu d’un an, il y aura moins d’effets secondaires, moins de fatigue. Mais en  plus, ces nouvelles molécules sont beaucoup plus efficaces", assure le spécialiste.

"On a maintenant des combinaisons de nouveaux médicaments, qui permettent d’éradiquer le virus avec un taux de succès qui va dépasser les 90%. On va avoir, d’ici à la fin de l’année, des médicaments plus faciles à prendre, mieux tolérés et plus efficaces. L’hépatite C ne sera plus une maladie chronique à partir de la moitié de 2014", poursuit encore Jean-François Delfraissy.

Un espoir pour les 250.000 malades français ? Tous les patients atteints de l'hépatite C ne seront toutefois pas soignables dès l'an prochain, en tout cas en France. Les traitements seront, dans un premier temps, réservés aux cas les plus graves, de cirrhose ou de cancer du foie. Car ces traitements coûtent très chers : 60.000 euros par patients pour trois mois. Il faudra donc, en même temps que leur arrivée sur le marché, engager une réflexion économique sur les dépenses en santé publique, ainsi qu’une bataille en laboratoire sur les prix.

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