Hépatite C : baisse du prix des traitements du laboratoire Gilead vendus en France

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Hépatite C : baisse du prix des traitements du laboratoire Gilead vendus en France
@ FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Les nouveaux prix publics des médicaments de Gilead iront de près de 8.300 euros (Sovaldi et Epclusa) à plus de 12.300 euros (Harvoni et Vosevi) pour une boîte de 28 comprimés.

Le prix de tous les traitements contre l'hépatite C vendus en France par le laboratoire américain Gilead baissent à partir de ce samedi, selon un avis publié au Journal officiel et un communiqué du laboratoire. Cette baisse "de près de 20%" s'applique "immédiatement pour la délivrance en ville et à l'hôpital", a précisé le laboratoire dans un communiqué. 

Des prix jugés exorbitants. Les quatre traitements vendus par Gilead (Sovaldi, Harvoni, Epclusa et Vosevi) sont très efficaces mais leur arrivée sur le marché à partir de 2013 avait déclenché une vive polémique en raison de leurs prix initiaux, jugés exorbitants pour la sécurité sociale : plus de 40.000 euros par patient. Mais l'arrivée progressive de concurrents, comme Zepatier de MSD et Maviret d'Abbvie, a tiré les prix à la baisse, et le gouvernement a autorisé cette année la vente de ces traitements en pharmacie de ville et plus seulement à l'hôpital.


8.000 à 12.000 euros la boîte. Les nouveaux prix publics des médicaments de Gilead iront de près de 8.300 euros (Sovaldi et Epclusa) à plus de 12.300 euros (Harvoni et Vosevi) pour une boîte de 28 comprimés, selon l'avis publié au JO, soit entre près de 25.000 euros et près de 37.000 euros pour une cure de 12 semaines. Environ 130.000 adultes restent infectés par le virus de l'hépatite C en France métropolitaine et environ 75.000 d'entre eux ignoreraient qu'ils le sont, selon des estimations citées par la Haute Autorité de santé (HAS) fin 2017.

Vaincre l'hépatite C d'ici 2025. Si elle est potentiellement sévère et mortelle, cette maladie évolue en effet de façon silencieuse pendant de nombreuses années, sans signes ni symptômes spécifiques. L'arrivée des traitements curatifs dans les pharmacies de ville, qui simplifie le parcours de soins, est considérée comme un facteur décisif pour améliorer le dépistage de cette maladie et l'éliminer à l'horizon 2025, un objectif que le gouvernement s'est fixé fin mars.

Des ONG ont par ailleurs contesté devant l'Office européen des brevets (OEB) le brevet du laboratoire Gilead, le jugeant "illégitime" alors que l'existence dans certains pays de génériques du sofosbuvir, molécule principale des traitements de Gilead, permet de vendre les médicaments beaucoup moins chers, selon elles. Le brevet de Gilead a en revanche été suspendu au Brésil fin septembre par la justice de ce pays.