Gardasil : "mon combat, c'est pour l'interdiction"

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TEMOIGNAGE E1 - A 25 ans, Karine est atteinte d’une sclérose en plaques. Elle tente de faire reconnaître que sa maladie est liée au vaccin contre le cancer du col de l’utérus.

L’INFO. Faut-il avoir peur du Gardasil ? De nouvelles victimes ont récemment annoncé avoir porté plainte contre les producteurs de ce vaccin contre le cancer du col de l’utérus et contre l’agence du médicament. Cette dernière, comme une partie des experts, soutient toujours le vaccin. Selon elle, aucun effet secondaire prouvé n’a provoqué de graves maladies.

>> A 25 ans, Karine est atteinte d’une sclérose en plaques. Elle se bat pour faire reconnaître le lien entre sa maladie et sa vaccination au Gardasil. Elle répondait mercredi matin aux questions de Thomas Sotto.

En 2008, à 19 ans, vous choisissez de vous faire vacciner au Gardasil. Pourquoi ?

 Ma gynécologue, pendant un simple bilan annuel, m’a conseillé de le faire. "Si ça peut éviter un cancer ": c'est la phrase de ma gynécologue. Il y a eu trois injections, réalisées par mon médecin traitant.

Au moment de la deuxième, j'ai senti que quelque chose clochait : quelques jours après, j'ai déclaré une forte grippe et même des pustules dans la bouche ! J'ai été traitée par antibiotiques, c'est passé. Mon médecin m'a dit que c'était les effets secondaires du vaccin, qu'il ne fallait pas s'inquiéter.

J'ai pris conscience de la gravité de la situation un an plus tard. Je suis tombée dans les escaliers dans le métro par manque d'équilibre. Quelques semaines plus tôt, j'avais des visions floues à l'œil droit et des problèmes pour uriner. Je commence à être paralysée du bras droit : je ne peux plus écrire, m'habiller, manger seule.

Ca va vite et ça ne se remet plus au bout d'un moment : le moindre pas me fatigue, j'ai du mal à marcher, je me tiens au mur dans la rue, j'ai des sensations d'ivresse. Je retourne voir mon médecin, on me fait faire un IRM cérébral et de la moelle épinière. On voit des inflammations, on m'envoie d'urgence chez un neurologue : on me fait une ponction lombaire, et trois mois après on m'annonce une sclérose en plaques.

gardasil

Avez-vous la certitude que cette sclérose en plaques est directement liée à ce vaccin, ce Gardasil ?

Pour moi oui, même si je n'ai pas les compétences pour dire que c'est le vaccin qui m'a causé cette maladie. Mais en discutant avec tous les malades, avec Maître Coubris, l'aluminium dans le vaccin pourrait être la cause de plusieurs maladies auto-immunes. Il n'y a pas que la sclérose en plaques malheureusement.

Aujourd'hui, d'apparence, je vais bien. C'est tout le problème : c'est aujourd'hui une maladie invisible. C'est une chance et une malchance, ça ne se voit pas. Tous les symptômes que j'ai décrit ont disparu, j'ai une forme de sclérose en plaques rémittente, elle se remet avec une cure de cortisone.

Vous attendez quoi de votre plainte contre Sanofi-Pasteur et l’Agence du médicament ?

J'attends que Sanofi reconnaisse que c'est à cause d'eux qu'on est malades aujourd'hui, et que le vaccin ne soit plus prescrit aux jeunes filles aujourd'hui. Je ne souhaite pas voir dans quelques années toutes ces jeunes filles malades subir ce qu'on vit aujourd'hui.

Je suis jeune, j'ai 25 ans, j'ai peur pour mon avenir, j'ai peur de me réveiller, de devoir être en fauteuil roulant. Mon combat, c'est d'abord pour l'interdiction du Gardasil, comme Marie-Océane, la première patiente qui s'est manifestée publiquement. Quand je l'ai vue à la télé, ça a été une évidence."

Quand vous entendez que l'Agence du médicament estime que le bénéfice du vaccin reste supérieur au risque encouru ?

Ça me révolte ! J'ai l'impression d'être un cobaye et qu'on ne m'a pas prévenue des risques. De dire qu'on a peut-être sauvé - je dis n'importe quoi - 100.000 femmes du cancer du col de l'utérus, mais qu'on en a sacrifié 3.000 pour une sclérose en plaques, je trouve ça inadmissible. Je suis un cobaye.

>> Retrouvez l'interview en intégralité



Karine : "J'ai l'impression d'être un cobaye"par Europe1fr

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