Fin de vie : lancement d'une campagne pour mieux faire connaître la loi

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Fin de vie : lancement d'une campagne pour mieux faire connaître la loi
"La fin de vie, et si on en parlait ?", scande ce spot télévisé@ capture d'écran du spot télévisé
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Depuis février 2016, une loi donne plus de droits aux personnes en fin de vie. Pour qu'ils soient mieux connus, le ministère de la Santé lance une grande campagne de communication.

Le ministère de la Santé a lancé lundi une campagne d'information sur la fin de vie, pour mieux faire connaître les changements législatifs entrés en vigueur depuis un an et inciter les Français à faire connaître leurs volontés à leurs proches.

Un mois pour faire connaître la loi. Pilotée par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, cette campagne "permettra à chaque Français de mieux connaître ses droits et d'aborder le sujet sereinement avec les professionnels de santé, mais aussi avec ses proches", a expliqué le ministère. La campagne, qui durera un mois, intègre un spot télévisé, des encarts dans la presse et une présence sur les réseaux sociaux.

Le droit à une "sédation profonde et continue". La loi du 2 février 2016 prolonge la loi Leonetti de 2005, en accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie. Elle ouvre ainsi la possibilité d'une "sédation profonde et continue" jusqu'au décès, c'est-à-dire l'administration de sédatifs pour permettre à des malades graves en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d'être endormis jusqu'à leur mort. 

Le texte clarifie aussi le "refus de l'obstination déraisonnable", en précisant les conditions dans lesquelles l'arrêt des traitements pourra être décidé. Il n'autorise en revanche ni l'euthanasie ni le suicide assisté.

Inviter les Français à dire leur souhait pour l'avenir. Une campagne d'information avait déjà été menée en décembre pour mieux faire connaître ces nouvelles dispositions aux professionnels de santé et leur permettre d'"engager le dialogue avec leurs patients".

Le nouveau volet de la campagne lancé lundi vise cette fois le grand public, pour inviter chacun à dire de son vivant s'il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu'il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait incapable alors d'exprimer sa volonté. Un modèle type, facultatif, pour rédiger ces "directives anticipées" a été publié par le ministère au mois d'août, en même temps que les décrets d'application de la loi.