Feu vert de l'Assemblée nationale au passage de 3 à 11 vaccins obligatoires

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Feu vert de l'Assemblée nationale au passage de 3 à 11 vaccins obligatoires
L'Assemblée a adopté le passage à onze vaccins obligatoires pour les jeunes enfants. (Photo d'illustration) @ GEORGES GOBET / AFP
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Ces vaccins seront indispensables aux très jeunes enfants pour être admis en collectivité, dans les crèches ou les écoles. 

L'Assemblée nationale a voté vendredi l'extension de trois à onze du nombre de vaccins obligatoires pour les jeunes enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018, à l'issue de vifs débats. Ces onze vaccins - coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae (source de méningites), pneumocoque, méningocoque C, en plus de la diphtérie, du tétanos et la poliomyélite - seront indispensables à l'enfant pour être admis en collectivité (crèche, école.…), ainsi que le prévoit l'article du projet de budget de la Sécu, qui a été adopté en première lecture par 63 voix contre 3, sous les applaudissements de la majorité.

Quasi unanimité dans la majorité. Outre la quasi-totalité des élus de la majorité, la droite, les socialistes et les Constructifs ont approuvé l'extension de l'obligation vaccinale, certains insistant cependant sur la nécessité de l'accompagner par de la pédagogie. Apparaissant assez isolée dans son groupe, Blandine Brocard (LREM) a demandé vainement la suppression de l'article, déplorant qu'"on contraint mais on ne convainc pas" et demandant un délai de "quelques mois" pour "rétablir la confiance".

L'indignation de Dupont-Aignan. Pour leur part, les communistes et les Insoumis, "défenseurs de la vaccination" en général, se sont interrogés notamment sur une "précipitation" du gouvernement à légiférer en la matière. Ils ont aussi prôné un "pôle public de production des vaccins", au lieu des laboratoires pharmaceutiques privés. Évoquant une visite non publique du Premier ministre Édouard Philippe chez Sanofi, le président de Debout la France et député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan a demandé avec véhémence: "est-ce l'autorité politique qui gouverne ou les multinationales ?"  La ministre a aussitôt accusé l'ancien candidat à la présidentielle de chercher à se "refaire une santé sur le dos de nos enfants", et de vivre "à l'ère de la post-vérité".