Fermeture de 67 services d'urgences : "on ne peut pas l’accepter"

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Fermeture de 67 services d'urgences : "on ne peut pas l’accepter"
@ PASCAL PAVANI / AFP
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Jacques Coquelin, maire de Valogne, réagissait à la disparition potentielle de 67 services d'urgences en France. 

INTERVIEW

Dans un soucis d'économie, au moins 67 services d'urgences sur 650 sont menacés de disparition, d'après un rapport remis à la ministre de la Santé Marisol Touraine. Clinique de Meudon-La-Forêt (Haut-de-Seine), clinique Marzet de Pau, centre hospitalier de Vaison-la-Romaine (Vaucluse)... De nombreuses urgences connaîtraient un déficit d'activité, selon le document. Or, il faut "éviter la présence inutile de médecins", selon le rapport, pour qui il faut répartir les urgentistes là où l'activité est la plus forte.

>> Un avis que ne partage pas tout le monde

"Nous avons passé un été extrêmement difficile". "La logique économique risque de l'emporter sur la logique de santé. Il va y avoir une France qui aura le droit au soin, et une autre qui va avoir le droit de mourir. On ne peut pas l'accepter", dénonce ainsi au micro d'Europe 1 Jacques Coquelin, maire de Valogne et ses 7.000 habitants, dans la Manche. Ce dernier, qui se définit comme "un maire en colère", a vu les urgences de sa commune fermer début août.

"Nous avons passé un été extrêmement difficile. La population et les touristes doivent faire 20 km pour aller se soigner à Cherbourg. Pour les habitants les plus reculés, cela peut prendre 45 minutes à une heure de trajet. Il y a eu des frayeurs", assure-t-il. 

Selon Le Figaro, qui a révélé le rapport, "au ministère de la Santé, on hésite encore sur les suites à donner" aux conclusions de ce document.