Des métaux lourds contenus dans le vaccin contre la méningite

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Des métaux lourds contenus dans le vaccin contre la méningite
Des métaux lourds ont été découverts par un laboratoire italien dans le vaccin contre la méningite@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Un nouveau rapport d'expertise sur le vaccin Méningitec, présenté mardi à Clermont-Ferrand, révèle la présence de particules de métaux lourds en quantités "considérables". 

Mardi, une troisième audience du procès sur des lots défectueux du vaccin Méningitec, le vaccin contre la méningite, s'est tenue à Clermont-Ferrand. 570 familles, venues de toute la France, reprochent au laboratoire CSP (Centre Spécialités Pharmaceutiques), situé à Cournon-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, d'avoir acheminé des seringues contenant des résidus de métaux lourds. Un nouveau rapport présenté par l'un des avocats des familles semble confirmer ces accusations. 

Des conclusions "explosives". "Cette histoire pourrait devenir l'un des scandales sanitaires de l'année", a jugé Maître Emmanuel Ludot, cité par l'Union. L'avocat a présenté les conclusions "explosives" d'un rapport d'expertise réalisé par la société Nanodiagnostics, basée à Modène, en Italie. Ce rapport conclut que l'échantillon, pourtant issu d'un lot a priori "sain" du vaccin, contient des particules de métaux lourds en quantités "considérables". Suite à la découverte de plusieurs seringues défectueuses, le laboratoire américain Nuron Biotech avait procédé à un retrait mondial de 21 lots de ce vaccin en 2014

Du plomb, du zinc et du titane. "Ce que dit ce rapport d’expertise est édifiant. Nous avons désormais la preuve que ce vaccin contient une foultitude de particules toutes plus dangereuses les unes que les autres. Il est urgent d’ouvrir les yeux", a alerté Me Ludot, rapporte La Montagne. Le journal a pu accéder au rapport, qui indique la présence, entre autres, de poussière d'acier inoxydable, de plomb, de zinc et de titane dans le vaccin. Des composants qui n'ont "rien à faire dans la composition d'un vaccin ou d'une quelconque autre préparation injectable", selon le laboratoire italien.

Nouvelle audience en septembre. La Montagne cite également le docteur Stefano Montanari, qui a réalisé l’analyse de l’échantillon à Modène : "On parle ici de résidus de métaux injectés directement dans le corps d’un enfant, que l’organisme ne pourra jamais éliminer, qui vont se fixer pour toujours dans le noyau des cellules", avance le médecin. Mardi, les juges ont ordonné la désignation de deux toxicologues et d'un médecin pédiatre, dont les conclusions seront débattues lors d'une nouvelle audience le 30 septembre.