Cures de vitamines : sont-elles vraiment efficaces ?

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En cette saison de l’automne, les cures de vitamines fleurissent dans les magazines et les publicités.

Vos batteries sont à plats en cet automne et le temps gris et maussade vous plombe le moral ? Vous avez peut-être déjà eu recours à des cures de vitamines. Mais sont-elles vraiment efficaces ? Dans Questions de santé, le docteur Gérald Kierzek fait le tri et nous éclaire sur ces nouvelles tendances.

>> Pourquoi sont-elles efficaces lorsqu'il fait froid. Les vitamines, les nutriments, une alimentation riche et variée vont permettre de "booster le système humanitaire", explique Gérald Kierzek. A contrario, une alimentation moins diversifiée entraîne des carences, elles-mêmes causes de la diminution des défenses immunitaires. "Du coup, on va attraper tous les virus de l'hiver". Conseil du médecin : booster son immunité.

Mais attention aux cures de vitamines vendues dans les publicités. "Il y a un côté marketing", se désole le médecin. Avoir une alimentation variée peut suffire. Gérald Kierzek prend l'exemple des soupes de légume et des fruits au quotidien : "Si vous avez un apport alimentaire sain, pas besoin de cures de vitamines.

>> Certaines vitamines associées à des risques de cancer. Une consommation excessive, l'hypervitaminose, peut être dangereuse. Non seulement il peut n'y avoir aucun bénéfice et une grande dépense d'argent, mais aussi un effet nocif à long terme. Gérald Kierzek fait ainsi référence au beta-carotène, à la vitamine E ou de fortes doses de vitamines A qui peuvent être associées à un excès de mortalité. Certaines d'entre elles pourraient aussi augmenter les risques de cancer.

>> Des vitamines pour enfants ? Une fois encore, le médecin met en garde contre le marketing des vitamines. "Si votre enfant est en bonne santé, pas besoin de lui offrir un supplément de vitamines ou de minéraux", martèle Gérald Kierzek. "Au contraire, vous allez plutôt lui faire du bien si vous lui apprenez les bonnes habitudes alimentaires".

Les nouveaux-nés nourris au lait maternel peuvent en revanche avoir besoin d'un supplément en vitamine D, mais sur prescription médicale.