Comment réagir face à la bronchiolite ?

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Une épidémie de bronchiolite sévit en ce moment en France. Le docteur Gérald Kierzek nous livre les clés pour bien réagir face à cette maladie.

On ne l’attendait pas de sitôt, mais l’épidémie de bronchiolite est déjà de retour, selon le dernier bulletin épidémiologique de l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Chaque année en France, la bronchiolite touche près de 30 % des bébés (environ 460.000 enfants) et inquiète les parents. Mais le docteur Gérald Kierzek nous livre les clés pour bien réagir face à cette maladie.

Si la bronchiolite ne vous parle pas, c'est parce qu'elle touche essentiellement les nourrissons. "C'est un peu la bronchite du bébé", résume le médecin, précisant qu'il s'agit d'une "inflammation des voies aériennes". "Le bébé va avoir du mal à respirer et ça peut entraîner des complications, comme le refus de s'alimenter", ajoute-t-il. Mais pas de panique, "dans 99% des cas, ça passe tout seul", assure Gérald Kierzek.

Seul chez vous. Vous pouvez vous même favoriser la guérison de votre enfant depuis votre domicile. "Pas besoin d'antibiotique mais il faut désencombrer les voies aériennes à l'aide sérum physiologique et faciliter la respiration de l'enfant lors de son sommeil, en surélevant un peu la tête de 30° et humidifier la pièce", conseille le médecin. 

Se rendre chez le kiné. Si la maladie persiste ou que vous préférez avoir recours à un expert, les kinésithérapeutes peuvent aider votre enfant à expectorer. Autrement dit, il va enlever les sécrétions qui l'empêchent de respirer et déclencher le réflexe de toux. "C'est impressionnant car il va appuyer sur la trachée de l'enfant", indique le médecin, tout en rassurant les parents sur le côté bienfaiteur de ces gestes.

Les urgences, en dernier recours. Depuis quelques jours, les urgences pédiatriques sont prises d'assaut par des parents inquiets. Si l'enfant éprouve de sérieuses difficultés respiratoires, Gérald Kierzek conseille la case "urgences" en ultime recours, notamment pour les enfants les plus fragiles car de nombreux virus circulent dans les hôpitaux.