Cancer : pour la 1ère fois, l'immunothérapie a fonctionné sur une tumeur

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Cancer : pour la 1ère fois, l'immunothérapie a fonctionné sur une tumeur
Des globules blancs du patient sont prélevés, puis "reprogrammés" pour combattre les cellules cancéreuses, avant d'être réinjectés chez le malade. Image d'illustration. @ BORIS HORVAT / AFP
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Ce traitement, efficace contre les leucémies, a été testé avec succès aux États-Unis sur un patient atteint d'une tumeur cérébrale. 

Elle n'avait fonctionné jusqu'à aujourd'hui que contre les leucémies. Mais l'immunothérapie a fait ses preuves pour la première fois sur une tumeur cancéreuse, selon une étude publiée le 29 décembre dernier dans le New England Journal of Medecine et rapportée mardi par Sciences et Avenir

Les traitements classiques impuissants. L'étude se base sur le traitement d'un glioblastome, une tumeur cérébrale et cancéreuse à évolution rapide, chez un patient américain. Chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie… rien n'avait fonctionné pour ce malade âgé de 50 ans atteint en plus de plusieurs métastases. Mais en traitement de dernière chance, des chercheurs de l'Institut de recherche Beckman aux États-Unis ont décidé de tenter l'immunothérapie, utilisée normalement dans le cadre de cancers du sang. 

Des globules blancs "reprogrammés". L'immunothérapie consiste à modifier le système immunitaire afin de lui apprendre à combattre le cancer. La technique consiste alors à prélever sur le patient des globules blancs. Ces derniers sont ensuite "reprogrammés" au niveau de leurs gènes afin de leur permettre de détruire les cellules cancéreuses. Dernière étape : ces "nouveaux" globules blancs sont injectés chez le patient au niveau du cerveau, au plus près donc des tumeurs. 

Disparition des tumeurs. Après quatre mois, les médecins ont constaté une évolution satisfaisante de la maladie : les tumeurs avaient diminué de taille. Trois mois encore après le traitement, les différentes tumeurs avaient carrément disparues. Alors que le patient était condamné à court terme, il était encore en vie un an après. Désormais, l'institut souhaite tester l'immunothérapie sur huit autres patients afin de vérifier sa réelle efficacité.