Cancer du poumon : une étape franchie pour un nouveau test de dépistage

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Cancer du poumon : une étape franchie pour un nouveau test de dépistage
@ AFP
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AVANCÉE MÉDICALE - Les premiers essais du test sanguin pour le dépistage du cancer du poumon sont réalisés à partir de cette semaine au CHU de Nice. 

Un an après la mise au point au CHU de Nice d'un test de dépistage sanguin du cancer du poumon, une nouvelle étape a été franchie. Cette semaine, le projet Air, destiné à valider ce test anti-cancer, a été lancé sur 600 volontaires.

"Détecter le cancer quand il est tout petit". Ces essais seront réalisés dans 15 centres hospitaliers, de Nice à Paris en passant par Strasbourg. Ces tests sur des patients à risque seront exécutés sur des volontaires, fumeurs ou anciens fumeurs, tous âgés de 55 à 75 ans. Le professeur Paul Hofman, coordinateur de l'étude au CHU de Nice, avait mis en évidence l'année dernière des marqueurs du cancer dans le sang avant même que la tumeur ne soit visible. "L'espoir chez ces patients, c'est le dépistage le plus précoce possible", explique ce spécialiste des cellules. "Même chez des gens qui ont un cancer du poumon opérable, on sait que la survie à 5 ans est de 50%. Il faut détecter le cancer quand il est tout petit".

Entendu sur Europe 1
Si on pouvait dire dans 20 ans qu'on guérit 8 cancers sur 10, ça serait pas mal

Le cancer du poumon très mal diagnostiqué. Associé à un scanner chaque année pendant trois ans, ce test sanguin doit aider à guérir des patients. "Ça fait 15 ans que je vois des hommes et des femmes plus jeunes que moi qui meurent dans mon service d'un cancer du poumon", déplore le Professeur Charles Marquette, chef du service pneumologie et cancérologie au CHU de Nice. "Et cela ne fait qu'augmenter. C'est un des cancers qui a le plus mauvais des pronostics. Mais il y a eu un virage dans les traitements. Si on pouvait dire dans 20 ans qu'on guérit 8 cancers sur 10, ça serait pas mal".

Le test disponible en 2020 ? Les résultats définitifs de cette étude devraient arriver d'ici quatre ans. En cas de validation, le test pourrait être disponible en 2020. Le cancer du poumon est toujours la première cause de décès par cancer en France. En 2012, 9.949 (21.326 hommes et 8.623 femmes) sont morts de cette maladie, selon les chiffres de l'Institut national du cancer.