Cancer colorectal : un nouveau test de dépistage arrive

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Cancer colorectal : un nouveau test de dépistage arrive
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AVANCÉE MÉDICALE - Pour mieux repérer les cancers colorectaux, un nouveau teste de dépistage va bientôt être mis en circulation. 

Voici un progrès qui pourrait permettre de détecter deux fois plus de cancers colorectaux à l’avenir. Au printemps prochain, un nouveau test devrait débarquer pour dépister cette maladie qui continue de faire plus de 17.500 décès par an en France mais dont beaucoup pourraient être évités.

Un test organisé depuis 2009 pour les personnes âgées. "Détecté tôt, ce cancer guérit dans 9 cas sur 10", soulignent les autorités sanitaires dans un communiqué qui annonce la mise à disposition dès ce printemps d'un nouveau test de dépistage immunologique. Ce nouveau test sera "plus simple d'utilisation et plus performant" que le test proposé depuis 2009 aux 16 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans dans le cadre du dépistage organisé.

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et le 2e le plus meurtrier en France, avec 42.000 nouveaux cas (23.200 hommes et 18.900 femmes) chaque année, pour l'essentiel des personnes de plus de 50 ans.

Les médecins qui pratiqueront le test informés rapidement. La mise en place du test immunologique, qui devait dans un premier temps avoir lieu en 2013 avant d'être retardée, est très attendue par les gastroentérologues qui militent pour sa diffusion rapide. Dans leur communiqué, la Direction générale de la santé (DGS), l'Institut National du Cancer (Inca), la Caisse nationale d'assurance maladie et l'Institut de veille sanitaire (InVS) indiquent que les médecins généralistes seront informés sur le nouveau test dès le mois de mars puis formés à son utilisation à partir d'avril, avant de pouvoir commander les nouveaux kits de dépistage.

De gros progrès en perspective. Une campagne d'information sera lancée pour faire connaître le test immunologique et "stimuler" la participation au programme de dépistage organisé qui reste "faible", de l'ordre de 30%, alors que la recommandation européenne fixe la participation minimum à 45%, relève le communiqué. Le nouveau test devrait permettre de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus de tumeurs bénignes que le test actuel Hemoccult.

Un test plus facile. Ce test ne nécessitera de surcroît plus qu'un seul prélèvement de selles contre six auparavant. Sa lecture automatisée garantira une meilleure fiabilité et il sera pris en charge à 100%, sans avance de frais. Si le test est positif, le médecin devra adresser son patient à un gastroentérologue pour réaliser une coloscopie permettant de confirmer ou d'infirmer la suspicion de cancer. 

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