Greffe du coeur : "dès le 1er jour, je me suis senti revivre"

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Greffe du coeur : "dès le 1er jour, je me suis senti revivre"
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BULLETIN DE SANTÉ - Le deuxième patient à avoir reçu une transplantation de cœur artificiel a confié qu’il allait très bien.

C’était déjà il y a sept mois. Depuis le 5 août dernier, cet homme de 69 ans, qui préfère rester anonyme car il "ne veut pas être une bête curieuse", vit avec un cœur artificiel. Dans les colonnes du Journal du Dimanche, il explique qu’il s’est "senti revivre" dès le jour de l’opération. Il a même repris ses habitudes "d'autrefois", au point même de faire du vélo, d'après son chirurgien.

"Tout reprenait vie". "Je marche, je me lève et je me penche dix à quinze fois chaque jour, sans problème", confie au JDD cet homme qui habite en Loire-Atlantique. "Je garde mon équilibre. Je ne suis pas dérangé. Je n'y pense même pas. Je fais comme autrefois", raconte cet ancien commercial, père de deux enfants et quatre fois grand-père. "En fait, pratiquement dès le jour où j'ai été opéré je me suis senti revivre. C'était assez formidable car j'ai senti tout de suite une clarté de réflexion plus nette. Tout reprenait vie", poursuit-il dans ce long entretien.

"Une leçon de vie". "C’est très émouvant", estime le docteur Philippe Pouletty, co-fondateur de l’entreprise Carmat, qui a mis au point le cœur artificiel implantable. "Il nous donne une formidable leçon de vie. Bien sûr, il faut rester prudent car les premières implantations ont lieu chez des malades qui sont dans un état très grave". Et pour cause, le premier greffé, opéré le 18 décembre 2013 à Paris, avait succombé 74 jours plus tard à la suite de l'arrêt inopiné de la machine. Mais le docteur Pouletty confirme que la société Carmat va continuer ses transplantations.

"On oublie" la machine. Le nouveau cœur, qui fonctionne avec des batteries d'approvisionnement, "on arrive à l'oublier facilement", affirme le patient au JDD. Toutefois, "il ne faut pas oublier de charger les batteries"."Quasiment depuis le début, je n'ai pas l'impression de porter quelque chose d'étranger. Ce cœur, c'est moi. Il est devenu moi", assure celui qui s'est fixé comme horizon "vingt ans après l'opération". "Etre centenaire, s'il y a moyen, pourquoi pas ?". 

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