Antibiotiques : ces bactéries redeviennent dangereuses

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Antibiotiques : ces bactéries redeviennent dangereuses
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SANTÉ - L'OMS s'alarme : des infections considérées comme mineures risquent à nouveau de tuer car elles résistent aux antibiotiques.

"Une grave menace". Des infections considérées aujourd'hui comme bénignes risquent à nouveau de tuer si rien n'est fait globalement et de façon urgente pour lutter contre la résistance aux antibiotiques, a averti mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Un nouveau rapport alarmiste de l'OMS, le premier portant sur la résistance aux antimicrobiens à l'échelle mondiale, affirme que "cette grave menace n'est plus une prévision, mais bien une réalité dans chaque région du monde".

Quelles sont les maladies devenues résistantes ? Comme le détail le site Pourquoi docteur, l'OMS s'est penchée sur sept bactéries responsables de maladies courantes : les infections hématologiques (septicémie), les diarrhées, les pneumonies, les infections des voies urinaires et la gonorrhée, une infection sexuellement transmissible. "L’Europe est principalement concernée par les formes résistantes des bactéries Klebsiella pneumoniae, responsables d'infections respiratoires et intestinales. Autre menace croissante : les infections urinaires causées par des bactéries Escherichia coli résistantes aux antibiotiques de la famille des fluoroquinolones", détaille le site spécialisé.

Modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques. Les antibiotiques sont considérés par l'OMS comme l'un des piliers de notre santé, nous permettant de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Mais leur usage inapproprié les a rendus quasiment inefficaces en quelques décennies. "A moins que les nombreux acteurs concernés agissent d'urgence, de manière coordonnée, le monde s'achemine vers une ère post-antibiotiques, où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer", prévient le Dr Keiji Fukuda, sous-directeur général de l'OMS pour la sécurité sanitaire.

"Si nous ne prenons pas des mesures significatives pour mieux prévenir les infections, mais aussi pour modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques, nous allons perdre petit à petit ces biens pour la santé publique mondiale et les conséquences seront dévastatrices", affirme-t-il.

Usage inapproprié des anti-microbiens. Pour l'OMS, dont le rapport se base sur les données provenant de 114 pays, l'usage inapproprié des anti-microbiens est une des principales causes de résistance: dans les pays pauvres, les doses administrées sont trop faibles et, dans les pays riches, leur utilisation est au contraire excessive. L'OMS dénonce aussi le manque de surveillance de l'usage des antibiotiques chez les animaux destinés à la consommation.

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