Alzheimer : un nouvel espoir pour les malades grâce à des chercheurs français

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En injectant une molécule du système immunitaire à des souris atteintes de la maladie d'Alzheimer, des chercheurs français ont observé qu'elles retrouvaient la mémoire.

900.000 Français sont atteints de la maladie d'Alzheimer et ce nombre augmente chaque année. Parmi les plus de 80 ans, une personne sur six est touchée par cette dégénérescence de la mémoire et de l'orientation. Des chercheurs français de l'Inserm et du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) ont récemment fait une découverte et les premiers résultats sont encourageants.

Une molécule à réinjecter. Ces scientifiques, qui viennent de publier leur étude, ont travaillé sur l'immunothérapie pour soigner la maladie d'Alzheimer. Ils ont d'abord découvert qu'une molécule du système immunitaire, l'interleukine-2, était beaucoup moins présente dans le cerveau des malades Alzheimer. Cette substance est utile pour diminuer l'inflammation cérébrale liée à la maladie. Ces chercheurs ont alors injecté cette molécule à des souris avec une maladie comparable à Alzheimer.

Les souris retrouvent la mémoire. Les résultats sont stupéfiants. Les plaques, qui créent une sorte de "glue" dans le cerveau d'un malade d'Alzheimer" ont commencé à disparaître. "En parallèle, les souris non traitées ont des neurones qui sont abîmés. Quand on les traite, on voit que les prolongements des neurones sont très améliorés. Ceci explique qu'elles retrouvent une très bonne mémoire quand on fait des tests en laboratoire", précise Nathalie Cartier, l'une des auteurs de cette étude.

Les tests sur l'homme ne devraient pas tarder. En effet, cette molécule est déjà expérimentée dans d'autres maladies et plutôt bien tolérée par les patients. Les études dans le cadre d'Alzheimer pourraient débuter dans moins de cinq ans.

Une découverte similaire aux États-Unis

Deux essais cliniques internationaux évaluent actuellement l'efficacité clinique d'une autre molécule, appelée verubecestat et développée par les laboratoires américains Merck. Cette substance réduit la présence de protéines toxiques beta-amyloïdes dans le cerveau. Ces protéines forment des plaques en s'agglutinant, ce qui altère le fonctionnement des neurones, affectant les capacités cognitives dont notamment la mémoire.

Si les résultats de ces essais sont probants, ce traitement sous forme de comprimés pourrait être mis sur le marché d'ici deux à trois ans.

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