Yannick Jadot : François Hollande "a tourné le dos" à l'écologie

  • A
  • A
Partagez sur :

Yannick Jadot a notamment repoussé, lundi sur Europe 1, la possibilité d'une alliance avec les socialistes pour la présidentielle, comme en 2012.

"Je ne crois pas qu’il y aura de président écologiste en 2017", avait lâché Yannick Jadot début octobre, durant le débat du premier tour de la primaire écologiste. Une petite phrase qui interroge la motivation du candidat et sa détermination. "Je sers à mettre l’écologie au cœur du débat politique", assure-t-il lundi sur Europe 1.

Les valeurs écologistes. "On ne peut pas voir l’explosion des maladies chroniques dues à la pollution, on ne peut pas voir des centaines de milliers d’emplois perdus parce que l'on ne choisit pas les énergies renouvelables", martèle le vainqueur de la primaire des Verts. "Je veux revitaliser la démocratie, je veux des PME sur notre territoire, je veux refonder l’Europe au moment où c’est chacun pour soi avec Trump et Poutine. Je veux porter ça. Si les écologistes ne le portent pas, personne ne le portera", conclut Yannick Jadot.

Pas d'alliance avec le PS. François Hollande "aura été un président longtemps indécis et qui, dans ses dernières années de présidence, aura finalement tourné le dos à l’écologie", estime encore Yannick Jadot. En conséquence, le candidat EELV à la présidentielle évacue la possibilité d’une alliance avec les socialistes. "Il n’y aura pas d’alliance, aujourd’hui, avec un parti qui soutient les centrales au charbon, qui est toujours dans son obsession du nucléaire, qui préfère le tout camion au fret ferroviaire, qui valide l’épandage des produits phytosanitaires dans les champs", a-t-il notamment énuméré.

"Tourner la page". La cour administrative d’appel de Nantes se prononce lundi après-midi sur la validité des arrêtés qui actent la reprise des travaux à Notre-Dame-des-Landes. De son côté, le rapporteur public préconise l’annulation de quatre de ces arrêtés. "Si la cour administrative d’appel confirme le rapport du rapporteur publique […] François Hollande doit avoir assez de courage pour saisir cette opportunité, […] et tourner la page", a estimé lundi Yannick Jadot, vainqueur de la primaire des Verts, au micro de la Matinale d’Europe 1. "Le site de Notre-Dame-des-Landes c’est le château d’eau de la Loire-Atlantique", souligne l’eurodéputé pour qui la loi doit avoir la priorité sur la consultation locale organisée en juin dernier où le oui à l'aéroport l'a emporté.