Yade ne veut pas "descendre au niveau" de Morano

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Yade ne veut pas "descendre au niveau" de Morano
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Eric Woerth et Nadine Morano ont sonné, dimanche et lundi, l’hallali contre la secrétaire d’Etat aux Sports, qui a riposté.

Actuellement chahutée par la majorité en général, et par Nadine Morano en particulier, Rama Yade a vertement répondu lundi. A la secrétaire d'etat à la Famille, qui lui avait rappelé qu'en politique, "on se tait ou on s'en va", la secrétaire d'Etat au Sport affirmé sur RMC qu'"en politique on ne répond pas en descendant à ce niveau là. J'ai une haute idée de la politique et ce n'est pas celle là". Blessée, Rama Yade ? "Pas du tout. Non, il en faut plus. Je dis simplement que répondre ce serait descendre à un niveau très bas et je ne veux pas", a-t-elle enchérit.

Dimanche, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille avait déploré l'attitude de sa collègue des Sports. Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : "Ou on ferme sa gueule, ou on démissionne", vous connaissez l'adage, donc on peut se l'appliquer à chacun", a déclaré sur Canal +. (Voir la vidéo). Nadine Morano avait également critiqué les réticences de Rama Yade à se présenter aux élections régionales dans le Val d'Oise.

Rama Yade, ne "connaît pas ce sujet aussi bien qu'elle devrait le connaître", a renchéri lundi sur RTL le ministre du Budget, Eric Woerth, sous-entendant que la secrétaire d'Etat aux Sports ne connaissait pas suffisamment son dossier sur la suppression de certains avantages fiscaux accordés aux sportifs.

L’adoption de cette mesure à l’Assemblée avait entraîné la semaine dernière une cacophonie entre Roselyne Bachelot et Rama Yade. La secrétaire d'Etat aux Sports s'était d'abord opposée à la suppression de ces exonérations fiscales, avant d'être reprise quelques heures plus tard par sa ministre de tutelle. Dans l'hémicycle, Roselyne Bachelot et le gouvernement avaient, en effet, invoqué des arguments inverses etla mesure avait été adoptée.

Elle "va parfois un peu au-delà de la ligne", a ajouté lundi sur Canal + Frédéric Lefebvre. "Là, je pense qu'elle a eu tort sur un sujet, s'il a été arbitré, d'en remettre une louche", a jugé le porte-parole de l'UMP qui a toutefois précisé : "Par contre, sur le fond, je pense que l'amendement tel qu'il a été voté, n'est pas acceptable en l'état. Je le dis comme je le pense".

Interviewé lundi sur Europe 1, Christian Estrosia, à son tour, choisi son camp. Le ministre de l’Industrie a ainsi assuré : "J’aime beaucoup Nadine Morano, donc je n’apporterai pas de contradiction à Nadine Morano ce matin", a-t-il précisé.