Wauquiez et Fillon s'opposent sur la défiscalisation des heures sup

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Wauquiez et Fillon s'opposent sur la défiscalisation des heures sup
"Ça n'aurait aucun sens de subventionner les entreprises pour que les Français travaillent plus", a répondu François Fillon.@ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Le vice-président du parti LR appelle François Fillon à lancer "un signal pour la France qui travaille".

Laurent Wauquiez et François Fillon ne sont pas encore tout à fait sur la même longueur d'ondes. Le vice-président du parti Les Républicains a proposé mercredi d'intégrer la défiscalisation des heures supplémentaires dans le programme de François Fillon, qui lui a opposé dans la foulée une fin de non-recevoir.

"Un projet présidentiel en 2017 ça ne peut pas être que du sang et des larmes", a déclaré le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, conseiller politique dans l'équipe de campagne de François Fillon. "Ma conviction, c'est que ce programme doit être enrichi", a-t-il ajouté. Il appelle à lancer "un signal pour la France qui travaille". "Pour moi ça s'incarne par une mesure symbolique, forte et concrète: la défiscalisation des heures supplémentaires", a expliqué le soutien de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, à l'antenne de RTL.

"Aujourd'hui ça n'aurait aucun sens". "On est en 2017, on est pas en 2007", lui a répondu indirectement l'ancien Premier ministre à l'antenne de BFMTV-RMC. "Il y a 10 ans, on a défiscalisé les heures supplémentaires. Aujourd'hui ça n'aurait aucun sens", a-t-il expliqué. "Ça n'aurait aucun sens de subventionner les entreprises pour que les Français travaillent plus, de les subventionner pour les 35 heures, c'est-à-dire des les subventionner des deux côtés, et d'emprunter sur les marchés internationaux pour financer tout ça", a-t-il critiqué.

Débat ouvert. Interrogé sur un éventuel retour de la défiscalisation, le président LR du Sénat et ancien ministre des Affaires sociales Gérard Larcher a affirmé lors de ses voeux devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP) que le sujet n'était "pas arbitré". Pour celui qui bouclera le 20 janvier ses consultations bilatérales avec les dirigeants syndicaux et patronaux sur le programme de François Fillon, il faut lier cette question à "d'autres facteurs", notamment à "l'exonération de charges sur la part salariale, le retour du quotient familial, les allocations familiales", pour voir comment "on maintient ou on donne un peu plus de pouvoir d'achat".