Visite groupée de ministres à Marseille

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Visite groupée de ministres à Marseille
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ZOOM - Manuel Valls n'était pas seul mardi. Jean-Marc Ayrault et quatre membres du gouvernement ont fait le déplacement.

L’INFO. Retour à Marseille pour Manuel Valls. Moins d’une semaine après son dernier déplacement, le ministre de l’Intérieur s’est rendu mardi dans la cité phocéenne, où un nouveau meurtre a été commis lundi. Sauf que cette fois, il n’était pas seul : avec lui, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, ainsi que quatre autres ministres. Zoom sur les trois raisons qui expliquent cette bousculade de ministres à Marseille.

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Treize règlements de compte mortels ont été recensés dans la cité phocéenne depuis le début de l'année.

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Pas question de laisser Valls seul. Le gouvernement ne veut pas laisser Manuel Valls seul sous le feu des projecteurs. La raison peut paraître anecdotique, mais elle n’est pas sans importance. Mardi matin, le ministre de l’Intérieur a été le premier à annoncer sa décision d’aller à Marseille. Mais au fil des heures, on est passé à 1… + 5. C'est-à-dire Manuel Valls, plus cinq membres du gouvernement, dont Jean-Marc Ayrault. Il faut dire que cet été, on a vu le premier flic de France partout, et tout le temps. Un activisme qui agace au moins jusqu’à Matignon. Alors, en allant lui aussi à Marseille, Jean-Marc Ayrault rappelle en quelque sorte que c’est lui le patron.

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Une réponse pas seulement sécuritaire. En se rendant à Marseille, au-delà du "cas Valls", Jean-Marc Ayrault souhaite aussi montrer que pour y stopper la violence, s’il faut une réponse sécuritaire, celle-ci ne suffit pas. D’où la présence à ses côtés, en plus de Manuel Valls, des ministres qui ont en charge la Justice, le Logement, la Santé ou encore la Lutte contre l’exclusion.

Les municipales dans sept mois. Mais le Parti socialiste a aussi un autre objectif en tête : reprendre Marseille à la droite lors des élections municipales qui ont lieu dans sept mois. En venant avec cinq ministres, Jean-Marc Ayrault veut donc marquer des points en montrant la mobilisation et la détermination du gouvernement. D’autant que pour l’instant, cette reconquête est loin d’être acquise. Récemment, un ministre confiait même à Europe 1 craindre que le PS n’arrive qu’en troisième position au premier tour. Derrière l’UMP et le FN, ce qui ferait forcément mauvais effet.