Vidéosurveillance à Nice : "Il faut que notre pays connaisse la vérité"

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Gérard Larcher, président du Sénat, a estimé sur Europe 1 que toute la lumière devait être faite dans l'affaire du rapport sur la vidéosurveillance à Nice le soir de 14 juillet.

Passe d’arme entre une policière de Nice et le ministre de l’Intérieur. Sandra Bertin, en charge de la vidéosurveillance à Nice le soir de l’attentat, prétend avoir subi des pressions de la part du cabinet Bernard Cazeneuve pour modifier le rapport qu’elle devait rédiger. Mais, selon une information d‘Europe 1, la policière ne correspondait pas avec un membre du cabinet mais avec une commissaire de police rattachée à la sécurité publique, afin de rédiger une simple note de service sans valeur juridique. Le ministre de l’Intérieur a fait savoir qu’il portait plainte pour diffamation.

Une exigence de vérité. "Bernard Cazeneuve, c’est un ministre qui a eu à affronter des moments extrêmement difficiles, et au moment où on parle beaucoup d’unité nationale, je suis pour cette unité nationale à la condition que l’on ait la vérité", a commenté Gérard Larcher, président du Sénat, au micro de la matinale d’Europe 1. Le sénateur des Yvelines fait valoir "une exigence de vérité dans un pays fragile, un pays qui ne va pas bien." "Il faut que notre pays connaisse la vérité", répète l’élu qui réclame notamment "une enquête indépendante" sur cette affaire.

Les français souhaitent un gouvernement d'union nationale. Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 67% des Français seraient favorables à un gouvernement d’union nationale pour faire face à la menace terroriste. "Une idée chaleureuse", selon Gérard Larcher qui nuance aussitôt : "mais il y a une vraie différence entre la gauche et la droite." "Je réponds : la clarté du débat n’évite pas des moments de convergence, comme nous l’avons vécu la semaine dernière", estime l’élu évoquant la prolongation et le renforcement de l’état d’urgence.

Un "d&lit de séjour" pour les djihadistes. Le responsable a reproché au gouvernement de ne pas se projeter assez dans l’avenir quant à la gestion du risque terroriste. "Qu’est ce qui va se passer quand des dizaines et des dizaines de djihadistes vont revenir" à mesure que se réduisent les territoires contrôlés par Daesh, interroge Gérard Larcher, qui déplore le rejet de la proposition de Michel Mercier, ancien garde des Sceaux, de créer "un délit de séjour sur un territoire djihadiste".