VIDÉO - Les meilleurs "au revoir" des présidents

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VIDÉO - Les meilleurs "au revoir" des présidents
@ Capture écran INA
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Nicolas Sarkozy ne s’exprimera plus devant les Français, contrairement à la tradition.

Qui ne se souvient pas du célèbre "au revoir" prononcé par Valéry Giscard d’Estaing peu de temps après sa défaite contre François Mitterrand, en 1981? Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de rompre avec la tradition. Le président battu ne prononcera pas de discours d’"au revoir" devant les Français, rapporte Le Figaro. Son discours prononcé devant plusieurs centaines de militants UMP le soir de sa défaite fera donc office de de dernier message. "Je vous aime", avait lancé Nicolas Sarkozy, avant de quitter la scène de la Mutualité.

L’occasion pour Europe1.fr de revenir sur les moments cultes des au revoir des présidents de la République.

2007 - Chirac demande aux Français de rester "unis et solidaires". C’est dans un message enregistré à l’avance que Jacques Chirac, à la veille de la passation de pouvoir à Nicolas Sarkozy, a fait ses "au revoir" aux Français. Le président de la République apparaît serein et décontracté.  "Je transmettrai les pouvoirs avec la fierté du devoir accompli et aussi avec une grande confiance dans l’avenir du pays", déclare-t-il.

Dans ce court message de cinq minutes, Jacques Chirac a voulu se montrer rassembleur. Costume anthracite et cravate rayée, le chef de l'Etat a demandé aux Français de "rester unis, solidaires, et prompts au dialogue."

"Une Nation, c'est une famille. Ce lien qui nous unit est notre bien le plus précieux. Il nous rassemble. Il nous protège. Il nous permet d'aller de l'avant. Il nous donne les forces nécessaires pour imprimer notre marque dans le monde d'aujourd'hui", avait-il conclu avant d’assurer qu’il allait poursuivre son engagement "pour le dialogue des cultures et pour le développement durable". La suite de son histoire est connue de tous. L’ancien président de la République a eu le temps de lancer sa fondation mais il a dû mettre de côté certaines de ses ambitions en raison de son état de santé.



Adieux de chirac 15 mai 07par eDemocratie-fr

1995 - Mitterrand, une déclaration succincte. Le président socialiste a choisi de faire ses adieux aux Français la veille de la passation de pouvoir du 21 mai, c’est-à-dire dix jours après la victoire de Jacques Chirac, élu avec 52,64% des voix contre Lionel Jospin (47,36%). "Mes chers compatriotes, demain matin, à 11 heures, je remettrai la haute charge que vous m'avez confiée au président de la République, M. Jacques Chirac. Je souhaite à ce dernier de conduire la France dans la paix et la justice. Je vous dis ma gratitude pour tout ce que je vous dois et je forme des vœux pour le bonheur de chacune et chacun d'entre vous", a-t-il lancé aux Français en conclusion de sa courte déclaration. Un discours sobre en comparaison des vœux qu'il avait prononcé quelques mois plus tôt et dans lesquels il évoquait à demi-mot sa maladie.

1981 - Le célèbre "au revoir" de VGE. Alors que le socialiste François Mitterrand vient d'être élu président de la République, le sortant Valéry Giscard d'Estaing ne semble toujours pas remis de sa défaite. Ce dernier ne s’attendait en effet pas à ce que François Mitterrand remporte le scrutin.

Dans son message d’adieu aux Français, VGE parle avant tout de lui, sans se remettre en cause un seul instant. "Vous m’avez donné les biens les plus précieux de la collectivité nationale. J’en ai été le gardien. Aujourd’hui, je m’en vais, ils vous sont restitués intactes", assure-t-il.

"Avant de vous quitter, je vous souhaite bonne chance (…). En ces temps où le mal rode et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France", déclare-t-il déclaré avant de terminer sur un célèbre "au revoir". S’en suivent de longues minutes où l’on voit Valéry Giscard d’Estaing quitter la pièce laissant une chaise vide derrière lui.

Cette sortie, considéré comme un raté, marque encore aujourd’hui les esprits, rappelle Rue89. Récemment, François Hollande a fait référence à cette scène afin de dire "déjà au revoir" à Nicolas Sarkozy : "Le candidat sortant de 1981 n’arrivait pas à dire au revoir. Je ne sais pas ce que l’autre va faire. Mais nous, on lui dit déjà au revoir."