Valls : " un système mafieux" aux Tarterêts

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Valls : " un système mafieux" aux Tarterêts
Manuel Valls accuse la municipalité de Corbeil-Essonnes d'entretenir "un système mafieux".@ Maxppp
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Le socialiste s'en prend au maire UMP Jean-Pierre Bechter, après les violences aux Tarterêts.

C'est une grave accusation que porte Manuel Valls, au micro d'Europe 1, après les affrontements survenus dimanche à Corbeil-Essonnes, dans le quartier sensible des Tarterêts. Alors qu'une petite fille, victime collatérale de ces violences, est plongée dans le coma, le député PS de l'Essonne met en cause le maire UMP de la ville, Jean-Pierre Bechter. Les mots de Manuel Valls à l'encontre de ce proche de Serge Dassault, figure de la droite locale, sont très durs.

Il accuse la municipalité d'entretenir "un système mafieux" :





"Un système mafieux à Corbeil-Essonnes"par Europe1fr

"J’ai déjà dit combien une forme de complicité avec des individus connus des services de police de la part de la municipalité de Corbeil avait donné à certains un sentiment d’impunité", assène le député PS. Et d'ajouter : "quand vous employez des gens qui ensuite s’en prennent aux forces de l’ordre c’est bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas".

"Depuis trop longtemps, cela s'est fait avec les yeux fermés de la municipalité. Ce n'est pas nouveau", renchérit-il, mardi matin sur Europe 1, en visant de nouveau des personnes "qu'on emploie à la mairie et qui ensuite s'en prennent à la police".

Un climat "pourri" à Corbeil-Essonnes

Pour en finir avec ce qu'il appelle un "climat pourri", Manuel Valls demande "que la police et la justice aient les moyens d’agir rapidement, pour que "l’Etat républicain puisse exercer ses responsabilités" aux Tarterêts.

Sur le fond de l'affaire, "l'IGPN (inspection générale de la police nationale, ndlr) et la sûreté départementale de l'Essonne ont été chargées d'apporter toute la lumière tant sur les circonstances de cette embuscade que sur l'origine des blessures de la fillette", a expliqué au micro d'Europe 1 Pascal Garibian, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Aucun élément ne permettrait de mettre en cause la police dans les blessures d'une fillette. De leur côté, les parents de l'enfant accusent les forces de l'ordre, se disant convaincus qu'elle a été blessée par une balle de lanceurs de balles de défense et non par une pierre.