Valls s'engage à défendre le bilan du quinquennat de Hollande

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Valls s'engage à défendre le bilan du quinquennat de Hollande
Le renoncement de François Hollande ouvre la voie à une probable candidature du Premier ministre.@ MIGUEL MEDINA / AFP
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En déplacement à Nancy, le Premier ministre s'est engagé à "défendre le bilan" du quinquennat, au lendemain du renoncement de François Hollande à un deuxième mandat.

Après le coup de tonnerre du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat présidentiel, Manuel Valls n'a pas tardé vendredi à faire comprendre qu'il allait rapidement officialiser sa candidature à la primaire d'une gauche en miettes. "Nous devons défendre le bilan, nous devons défendre cette action, et je le ferai, comme je le fais inlassablement dans les fonctions qui ont été les miennes depuis 2012", a déclaré le Premier ministre à l'occasion d'un déplacement à Nancy.

"Respect et dignité". Accusé par des proches du président d'avoir précipité l'abandon de François Hollande en menaçant le week-end dernier de se présenter contre lui, Manuel Valls a de nouveau rendu hommage au choix "mûrement, longuement réfléchi" du président, un choix "qui force le respect par sa dignité".

Nous devons défendre le bilan et je le ferai

Deux questions se posent désormais pour le Premier ministre : quand se déclarer avant la date-butoir pour les inscriptions à la primaire de la gauche, le 15 décembre ? Et doit-il aussitôt quitter Matignon ? Les noms de Bernard Cazeneuve (Intérieur), qui a fait par de son "immense émotion" à l'annonce du président ou Jean-Yves Le Drian (Défense) circulent déjà pour succéder à Valls.

Pas de meeting samedi. Arnaud Montebourg, premier candidat à avoir déposé ses parrainages jeudi, a estimé qu'il serait "difficile" au Premier ministre d'être candidat en restant à Matignon. Point de vue partagé par le député Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation de la primaire qui se tiendra les 22 et 29 janvier. Manuel Valls, qui devait participer et tenir un discours, samedi, au meeting de la "Belle alliance populaire" à Paris à l'appel du PS, ne s'y rendra finalement pas, a affirmé son entourage.