USA : un étudiant égyptien menace de tuer Donald Trump

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USA : un étudiant égyptien menace de tuer Donald Trump
L'étudiant a indiqué sur Facebook vouloir tuer Donald Trump.@ David Calvert / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Mauvaise idée pour le jeune homme. Il a choisi Facebook pour annoncer au monde vouloir se débarrasser du milliardaire américain. Il va être expulsé.

C'est sur Internet que l'étudiant égyptien a déversé sa haine. Le jeune homme avait posté un message sur Facebook disant qu'il voulait tuer Donald Trump. Emadeldin Elsayed, âgé de 23 ans a été arrêté le 12 février dernier par des agents fédéraux dans une école de pilotage près de Los Angeles où il était étudiant. Il est en passe d'être expulsé des Etats-Unis

"Le monde me remercierait". La phrase qui a scellé l'avenir de l'étudiant ? "J'ai envie de tuer Donald Trump et d'être condamné à la prison à vie. Le monde entier me remercierait de l'avoir fait", a écrit le jeune homme selon son avocat. Mais son école de pilotage, elle, ne l'a pas remercié et a fait annuler son inscription. Son visa d'étudiant n'étant plus valide, les autorités ne l'ont pas inculpé mais un juge de l'immigration a ordonné en début de semaine qu'il soit expulsé. Le juge a également refusé de remettre le jeune en liberté sous caution, parce que le bureau du procureur a estimé qu'il y avait risque de fuite.

"Idiot" vu "le contexte". L'avocat de l'ancien étudiant a reconnu que son client avait fait preuve de mauvais discernement mais qu'il n'avait nullement l'intention de porter atteinte au candidat républicain, et qu'il regrettait son geste. "C'est juste un gamin qui a fait quelque chose de stupide", a-t-il affirmé, précisant que le texte posté sur Facebook accompagnait un article évoquant le discours anti-musulmans du candidat à l'investiture, célèbre pour ses sorties verbales. Le commentaire de l'étudiant "s'inscrit dans une rhétorique indignée similaire à la rhétorique qui est peut-être utilisée par Donald Trump lui-même lorsqu'il dit on va tuer les proches de terroristes, leurs enfants et leurs femmes", a-t-il poursuivi. "C'était idiot étant donné le (contexte) dans le pays en ce moment", a-t-il conclu.

Selon lui, une audience d'expulsion est prévue vendredi. Son client espère récupérer ses biens et, peut-être, une partie des 41.000 dollars de frais de scolarité avant de partir. Il était arrivé aux Etats-Unis en septembre 2015, pour un an