UMP : et maintenant, quels recours ?

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UMP : et maintenant, quels recours ?
Exit la Cocoe, le camp Fillon doit se tourner vers la Commission des recours pour contester le scrutin.@ Max PPP
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Exit la Cocoe, place à la Commission des recours, pas du goût de Fillon mais saisie par Copé.

L'info. Mercredi après-midi, l'équipe de François Fillon met une nouvelle fois en cause la victoire de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP. Cette fois, le camp de l'ancien Premier ministre assure que les votes des adhérents de Nouvelle-Calédonie, de Mayotte et de Wallis et Futuna n'ont pas été comptabilisés. Or, selon les partisans de Fillon, leur prise en compte ferait basculer le résultat de l'élection : l'ancien Premier ministre disposerait de 26 voix d'avance.

La fin de non-recevoir de la Cocoe.La fameuse Commission interne à l'UMP chargée de la bonne organisation du scrutin a validé le résultat des votes, et donc l'élection de Jean-François Copé, lundi soir. Son président, Patrice Gélard, affirme mercredi que la Cocoe "ne peut plus revenir" sur sa décision.

Quel recours alors ? "Toute contestation doit être adressée, le cas échéant, à la commission des recours", précise la Cocoe. Si François Fillon, par "manque de confiance", a refusé de saisir cette commission, Jean-François Copé l'a fait à sa place jeudi midi. Selon le guide électoral de l'UMP, "les recours doivent être fondés sur des griefs sérieux et être accompagnés d'éléments de preuve". "La décision de la Commission n'est ensuite susceptible d'aucun recours", précise le site de l'UMP.

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Qui siège dans cette commission de recours ? Les neufs membres ont été élus par le Conseil national de l'UMP. La commission est présidée par le maire de Sannois, dans le Val-d'Oise, Yannick Paternotte. Un membre de la Cocoe doit également siéger dans la commission, il s'agit de l'ancienne députée de l'Aisne Isabelle Vasseur.

Est-elle neutre ? Chaque camp peut espérer compter sur les affinités des membres de cette commission. Son président Yannick Paternotte a apporté son soutien à Jean-François Copé, tout comme Isabelle Vasseur, proche du maire de Meaux. Monique Robineau, une conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur, avait elle signé un appel de "femme clairvoyantes" à voter pour Jean-François Copé.

 Enfin, Monique Para, secrétaire départementale des Alpes-de-Haute-Provence, avait rejoint la "Droite forte" de Copé.

Les fillonistes pourraient eux compter sur le soutien de Stéphan Rossignol, le maire de La Grande-Motte, qui s'était engagé dans la campagne de François Fillon. Josiane Philippon, secrétaire départementale UMP de Haute-Loire, est une proche de François Fillon. Paul Midy, ancien responsable des Jeunes Populaires et proche de Valérie Pécresse, qui soutient l'ex-Premier ministre, n'a lui pas pris position.

Fabienne Labrette-Ménager, ancienne députée de la Sarthe - le département de François Fillon - ne s'est pas prononcée. Quant au dernier membre de la commission des recours, Sébastien Lecornu, il est un ancien membre du cabinet de Bruno Le Maire et n'avait pas non plus pris position entre les deux candidats.

Fillon renonce à la saisir la commission des recours mais... Désormais, avec la saisine de la Commission des recours par son rival, François Fillon ne dispose guère que de la solution judiciaire. "Il faut que chacun comprenne bien que j'irai jusqu'au bout (...) Si personne n'écoute ce que je demande, si on ne met pas en place une équipe provisoire pour diriger l'UMP" et dirigée par Alain Juppé, "alors, oui, je déposerai un recours devant la justice", a menacé François Fillon mercredi soir au journal télévisé de TF1.