Grève des médecins : Touraine maintient le cap

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INTERVIEW E1 - Les patients sont "en droit d'attendre que notre système de santé évolue pour répondre à leurs besoins", a déclaré la ministre de la Santé sur Europe 1. 

L'INFO. Les médecins généralistes et spécialistes, en grève depuis le 24 décembre, continuent de faire pression sur le gouvernement. Après la fermeture des cabinets médicaux, certains menacent désormais de lancer, à partir du 5 janvier, une grève de la carte vitale. Marisol Touraine, ministre de la Santé, a réagi à cette menace, mardi matin sur Europe 1.

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"Je pense aussi aux patients". "La porte de la concertation est toujours ouverte. Ma détermination à dialoguer, à échanger, est intacte. J'ai rencontré les organisations professionnelles avant leur mouvement, et nous avons convenu de nous revoir à la rentrée", a assuré la ministre, avant de revenir sur les inquiétudes du monde médical : "je les entends et je souhaite pouvoir y répondre. Mais je pense aussi aux patients. Ils sont en droit d'attendre que notre système de santé évolue pour répondre à leurs besoins."

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"Il y a la continuité des soins partout sur le territoire". Quant aux difficultés d'accès aux soins rencontrés par les Français depuis le début de la grève, Marisol Touraine rappelle qu'en cas de doute, elle a conseillé aux gens "d'appeler le 15. Il y a la continuité des soins partout sur le territoire, et chacun assume ses responsabilités. Les Français qui ont besoin de se faire soigner le peuvent. Et nous ne constatons pas, par rapport aux périodes équivalentes, d'afflux dans les services d'urgence parce que les Français ne trouveraient pas de médecins pour se faire soigner."

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"Ce sont les patients qui seraient directement pénalisés par ce mouvement". Quant à la menace de grève de la carte vitale, la ministre de la Santé affirme que, quand on a introduit cette carte il y a quelques années, "il y avait des inquiétudes. Aujourd'hui, plus aucun médecin ne la refuse. J'appelle les médecins à être attentifs à cela car ne pas transmettre les actes médicaux avec la carte vitale mais avec des feuilles de soins comme on le faisait autrefois, c'est exposer les patients à des délais de remboursement plus longs." Et d'ajouter : "le traitement d'une feuille de soins, c'est deux fois plus de temps qu'un acte transmis par une carte vitale. Ce sont les patients qui seraient directement pénalisés par ce mouvement. La carte vitale est un élément central de la relation entre le médecin et son patient."

>> L'intégralité de l'entretien en vidéo :



Touraine : "La porte de la concertation est...par Europe1fr