Taxes sur l’essence : pour Pompili, "le gouvernement assume moyennement" son recul

  • A
  • A
Taxes sur l’essence : pour Pompili, "le gouvernement assume moyennement" son recul
Partagez sur :

La députée écologiste a tenté de rectifier la mauvaise communication du gouvernement après son recul sur la baisse des taxes sur l’essence.

C’est une promesse qui ne sera finalement pas tenue. Contre toute attente, le gouvernement a décidé d’augmenter la fiscalité du diesel et du Sans-Plomb à partir de l’année prochaine (3 centimes de plus par litre pour le gazole, 2 centimes pour l’essence). Ce nouvel ajustement aura pour conséquence de ralentir le rapprochement de la fiscalité entre les deux carburants. Seul un tiers des automobilistes roulant au Sans Plomb-E10 (réputé moins polluant car contenant du bioéthanol) échapperont à l’augmentation. Ce qui, selon Les Échos, devrait rapporter 46 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires.

“On a dit qu’il fallait qu’on baisse notre consommation d’énergie et notre pollution”, a tenté de rectifier Barbara Pompili jeudi dans Europe 1 midi. “Le contribuable paye 6 milliards d’euros par an pour donner un avantage au diesel. Cette niche, il faut l’arrêter. On avait dit qu’il fallait rattraper le diesel et l’essence pour que ce soit les mêmes taxes”, a précisé la co-présidente du groupe Les Écologistes à l’Assemblée nationale. “C’est anecdotique”, a-t-elle ajouté, rappelant que “la pollution coûte 100 milliards d’euros aux contribuables”.

Mauvaise communication ? “Il faut assumer une politique qu’on met en place (...) Le gouvernement assume moyennement”, a concédé Barbara Pompili. La députée a également indiqué qu’elle voterait le budget 2016 de manière générale “où il y a beaucoup de crédits pour la transition énergétique”. “On avance dans la bonne direction”, a conclu la députée de la Somme.