Sapin admet un geste "inapproprié" envers une journaliste : "l'intervention de Delphine Batho a été déterminante"

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Sur Europe 1, Stéphanie Marteau, la coauteure du livre "Elysée off" est revenue sur les explications fournies par Michel Sapin mardi soir. 

INTERVIEW

Dans leur livre intitulé "L'Elysée Off" sorti en avril dernier, les journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri accusent Michel Sapin d'avoir "fait claquer l'élastique de la culotte" d'une journaliste. "On est dans un domaine total de calomnie", s'est défendu mardi soir le ministre des Finances lors d'un point presse, appelant, en plein scandale Baupin, à ne pas "faire la confusion entre des noms qui n'ont rien à voir".

Mais d'après Stéphanie Marteau, "le ministre a bel et bien touché la culotte de la jeune femme en question", "une journaliste qui ne veut pas dire son nom", explique-t-elle dans Europe midi mercredi. 

"Un ton quasi-badin". L'auteure de l'ouvrage polémique raconte que lorsqu'elle a contacté l'entourage de Michel Sapin pour les besoins de son livre, "la chargée de communication (de Michel sapin) a expliqué sur un ton quasi-badin que bien entendu elle avait eu connaissance de cette affaire au moment où elle-même avait pris ses fonctions quelques mois plus tôt". La coauteure de "Elysée off" rapporte alors que la chargée de communication – qui livre le nom de la journaliste en question- avait perçu l'embarras du ministre à l'évocation de cette affaire en précisant que c'était un geste potache. Le ministre aurait alors déclaré : "Je n'ai pas compris pourquoi cette journaliste avait pris la mouche à ce point".

Volte-face. Lors de la sortie de l'ouvrage, le ministre des Finances avait apporté un démenti catégorique aux allégations "inexactes". Mardi soir, le ministre a pourtant fait volte-face, admettant avoir eu un comportement "inapproprié". Pour Stéphanie Marteau, "ce qui a été déterminant" dans la révélation faite par Michel Sapin, "c'est l'intervention de Delphine Batho". "Elle est la première et la seule a avoir eu le courage de citer son nom à lui", estime l'auteure. Mardi après-midi, la députée socialiste avait sommé le ministre des Finances de "s'expliquer".