Stéphane Le Foll ironise sur "l'abaissement improductif" d'Arnaud Montebourg

  • A
  • A
Stéphane Le Foll ironise sur "l'abaissement improductif" d'Arnaud Montebourg
@ AFP
Partagez sur :

Stéphane Le Foll a conseillé à Arnaud Montebourg de ne "pas retomber dans l'abaissement improductif". Un pic en référence à l'intitulé de son ancien poste de ministre.

Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, a répliqué lundi à Arnaud Montebourg, candidat à l'Elysée, en lui conseillant de ne pas "retomber dans l'abaissement improductif", en référence à son ancien portefeuille ministériel du Redressement productif.

Un tacle à son ancien collègue. "Une ambition personnelle n'a de sens que si elle s'inscrit dans une ambition plus large, collective, pour la gauche et pour la France", a déclaré le porte-parole du gouvernement, interrogé lors du compte-rendu du Conseil des ministres sur la multiplication des candidatures au sein du PS. "Il ne faut pas retomber dans l'abaissement improductif, il faut rester dans le redressement productif", a ironisé Stéphane Le Foll à l'adresse d'Arnaud Montebourg.

Plusieurs candidatures à gauche. L'ancien ministre du Redressement productif puis de l'Économie a déclaré dimanche sa candidature, expliquant qu'il lui était "impossible" de soutenir François Hollande dont le bilan ne lui paraît "pas défendable". Un autre ex-ministre, Benoît Hamon, ainsi que deux membres de l'aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, se sont également déclarés candidats à la primaire organisée par le PS. François Hollande fera connaître sa décision avant la fin de l'année. Arnaud Montebourg n'a pas précisé s'il entendait concourir à cette primaire.

Des candidatures "contre Hollande". "Vous avez fait un constat : toutes ces candidatures ont été présentées (...) contre François Hollande", a également déclaré Stéphane Le Foll en réponse à une question d'une journaliste. "Dans le contexte (...), on doit avoir à l'esprit quels sont les enjeux. La difficulté, elle est à l'échelle européenne et plus que jamais, il faut défendre le projet européen. Premier point", a argumenté le porte-parole du gouvernement. "Deuxièmement, le débat n'est pas qu'au sein de la gauche. C'est ça qui me frappe. (...) Il est aussi avec la droite, qui a légitimement organisé des primaires, qui va faire ses propositions - et je crois qu'un ancien président de la République va se lancer dans la bataille dès la semaine prochaine (Nicolas Sarkozy, ndlr) -, et avec l'extrême droite. Dans certains discours, c'est complètement oublié tout ça", a relevé Stéphane Le Foll.