Ségolène Royal : "Chirac mérite d’être tranquille"

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Ségolène Royal : "Chirac mérite d’être tranquille"
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L’ex-présidentiable socialiste a toutefois affirmé que la justice devait être "la même pour tous", vendredi sur Europe 1.

Un ancien président de la République sur le banc des prévenus ? "Ce n’est pas bon pour l’image de la France", a réagi vendredi Ségolène Royal sur Europe 1. Jacques Chirac saura vendredi s'il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour son rôle dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris. "Ce sont des affaires très anciennes. Jacques Chirac sans doute a beaucoup de choses à se reprocher si la justice le poursuit. Mais en même temps, il a aussi donné beaucoup au pays. Aujourd’hui, c’est un homme qui mérite d’être tranquille. Et en même temps, il faut que la justice soit la même pour tous", a argumenté l’ex-candidate socialiste à la présidentielle.

Autre homme d’Etat devant la justice : Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. Ségolène Royal a salué vendredi son "courage et son audace" dans son rôle d'opposant au sein de la majorité et a loué "un grand ministre des Affaires étrangères".

Réécoutez l'intégralité de l'interview de Ségolène Royal au micro de Michel Grossiord :

Ségolène Royal a aussi revendiqué son rapprochement avec François Bayrou. "Oui", une rencontre entre les deux ex-candidats à la présidentielle a bien eu lieu, comme le président du MoDem l’avait déjà confié jeudi. Un dialogue est "absolument indispensable", a-t-elle argumenté. "J’ai toujours dit que l’alternance contre la droite ne pouvait se faire qu’avec une alliance de tous les républicains, de tous les démocrates qui pensent que le pays doit être gouverné autrement", a expliqué la présidente de Poitou-Charentes.

L’ex-candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste a été plus tranchante avec l’actuelle direction du PS. Dans un sourire, Ségolène Royal a affirmé : "il ne faut pas personnaliser ce qui marche et ce qui ne marche pas. Mais ce qui est clair, c’est que la direction actuelle, qui a voulu [ce poste] par tous les moyens - c’est un euphémisme - doit absolument empoigner la question de la rénovation, des alliances, du projet". Parlant d’"affaiblissement des socialistes", Ségolène Royal a assuré : "Je ne cultive pas une différence, je suis en phase avec moi-même".