Ségolène Royal, 22 ans plus tard

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Ségolène Royal, 22 ans plus tard
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PORTRAIT EXPRESS - Ségolène Royal a été nommée ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Un poste qu'elle a déjà connu.

"Arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion", déclarait Ségolène Royal juste après sa défaite lors des élections législatives de 2012 à La Rochelle. Battue politiquement, humiliée par l'ex-première dame Valérie Trierweiler, l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes fait son grand retour en entrant au gouvernement de Manuel Valls.

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© REUTERS

Déjà en 1992… Cette fille d'officier, issue d'une famille catholique, née à Dakar, adhère au PS en 1978. Députée des Deux-Sèvres de 1988 à 2007, cette énarque fut trois fois ministres aux portefeuille de l'Environnement (gouvernement Bérégovoy), de l'Enseignement scolaire puis de la Famille, de l'Enfance et des Personnes handicapées (gouvernements Jospin). Vingt-deux ans jour pour jour après sa première entrée dans un gouvernement, elle récupère le portefeuille de l'Ecologie et devient numéro trois du gouvernement, juste derrière Manuel Valls et Laurent Fabius.

Une sacrée revanche. "Panser ses plaies et repartir". C'est par cette formule qu'elle débute son dernier livre, "Cette belle idée du courage". La défaite, ou devrait-on dire les défaites, elle ne peut les nier. Battue en 2007 par Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle, elle échoue l'année suivante pour récupérer la tête du PS face à Martine Aubry au Congrès de Reims. Seule son élection à la présidence de la région Poitou-Charentes en 2010 ne saurait lui rappeler le goût de la victoire.

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© REUTERS

Et pour cause, s'ensuivent deux nouveaux échecs. En 2011, elle ne réunit que 7% des voix à la primaire socialiste (ici en photo aux côtés du candidat Manuel Valls). L'année d'après, elle ne peut ravaler ses larmes. En perdant à La Rochelle face au dissident socialiste Olivier Falorni, soutenu dans un tweet dévastateur par Valérie Trierweiler, Ségolène Royal craque devant les caméras. "Je sais que le temps de la réhabilitation viendra", avait-elle commentée.

La première ex. A 60 ans, elle savoure sa revanche en intégrant le gouvernement de Manuel Valls. Fait inédit : pour la première fois, une ministre d'un gouvernement n'est autre que l'ex-compagne du président de la République, avec lequel elle a quatre enfants. Son entrée au gouvernement est d'ailleurs facilitée par la rupture en janvier de François Hollande avec Valérie Trierweiler.

Une routarde de la politique. Habituée du contre-pied, "Ségolène" a bousculé les codes socialistes avec des idées parfois décoiffantes -drapeau, valeur travail, sécurité, nation-, dont beaucoup ont été reprises par le Parti socialiste. Courageuse, intrépide pour ses admirateurs, Ségolène Royal est exaltée voire "illuminée" pour ses détracteurs.

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