Sarkozy et Air Cocaïne : Apparu déplore "des délires" et appelle à "la sérénité"

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Sarkozy et Air Cocaïne : Apparu déplore "des délires" et appelle à "la sérénité"
@ Capture Europe 1
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Benoist Apparu, député de la Marne, a réagi au micro d'Europe 1 aux révélations du JDD concernant Nicolas Sarkozy et l'affaire "Air Cocaïne". 

INTERVIEW

"On est quand même dans des délires un peu trop fort". Voilà comment Benoist Apparu, ancien ministre délégué du logement de Nicolas Sarkozy, a accueilli les révélations du JDD dimanche sur la géolocalisation des portables de Nicolas Sarkozy à propos de l'affaire Air Cocaïne. Le porte-parole d'Alain Juppé a aussi commenté la politique du gouvernement en matière de logement social, la gestion du dossier syrien, la montée du FN et la primaire LR.

"Un peu de sérénité serait une bonne chose" sur Sarkozy et Air Cocaïne. "J'imagine que l'on a fait la même chose pour tous ceux qui ont pris le même avion. J'imagine que cela n'a pas été concentré exclusivement sur Nicolas Sarkozy", a-t-il fait mine de croire lors du Grand Rendez-Vous.

Le porte-parole d'Alain Juppé a dénoncé le raisonnement de la juge : "Nicolas Sarkozy loue un avion à une société dont c'est le métier. Il se trouve que l'avion est utilisé par Air cocaïne et on en déduit qu'il y a un lien entre les deux ? Donc si Nicolas Sarkozy loue demain une voiture et qu'elle sert à 'je ne sais quoi', il y aura un lien et il faudra écouter Nicolas Sarkozy ?", s'est-il étonné avant de conclure : "un peu de sérénité serait une bonne chose".


Air cocaïne et Sarkozy : "des délires un peu...par Europe1fr

Le dossier syrien. Interrogé sur le récent voyage de Nicolas Sarkozy a Moscou et sa rencontre avec Vladimir Poutine, le député LR a affiché son soutien au président de son parti : "pourquoi le président de la première formation politique de France n'aurait-il pas le droit de se déplacer à l'étranger ?", a-t-il fait valoir en réfutant toute diplomatie parallèle. 

A ses yeux, la position exprimée par Nicolas Sarkozy sur la Syrie est partagée par Alain Juppé et François Fillon à savoir : "nous ne pouvons pas aujourd'hui régler le conflit syrien sans discuter avec les Russes et malheureusement, à un moment ou à un autre, sans discuter avec Bachar Al-Assad." Se démarquant de Nicolas Sarkozy, il a toutefois jugé à propos de la Russie : "on ne doit oublier que la Russie a annexée la Crimée en violation du droit international".

La "jungle" à Calais, "une alimentation permanente" pour le FN. Benoist Apparu a affirmé que "ce qui se passe à Calais", où quelque 6.000 migrants vivent dans le camp de la "jungle", est "une alimentation permanente pour le Front national", dimanche à Europe1, iTELE et Le Monde.  "Bruno Le Maire a raison" de soupçonner François Hollande de faire monter le FN, a-t-il affirmé. "C'est une technique électorale du PS depuis 30 ans que de faire effectivement monter le Front national".

Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite et du centre pour 2017, a dit soupçonner le président François Hollande d'agir délibérément pour faire monter le Front national, dans un entretien au Monde publié samedi.

La primaire. Interrogé sur la primaire des Républicains, Benoist Apparu qui soutient Alain Juppé a assuré : "j'ai confiance en Nicolas Sarkozy et en ceux qui organisent les primaires". "Mais la confiance n'empêche pas les contrôles", a-t-il ajouté.

"70% de logements sociaux dans une ville, c'est trop". "Quand une ville a 70% de logements sociaux, c'est trop", a estimé Benoist Apparu. "La mixité, c'est plus de logement social dans les communes où il n'y en a pas assez mais c'est aussi faire du logement privé dans celles où il y a 70-80% de logement social", a insisté le député Les Répulicains de la Marne. "Appliquer la loi SRU de la même façon à Paris et à Vichy n'a pas de sens", a encore relevé le porte-parole d'Alain Juppé. Évoquant l'annonce de Manuel Valls spécifiant que les préfets pourront se substituer aux maires récalcitrants pour faire appliquer dans leurs communes l’obligation fixée par la loi SRU, il dénoncé "une vaste blague" et "une opération de com". "On nous nous revend la même mesure qu'il y a 18 mois", a-t-il ironisé en appelant à passer "aux actes".


Valls et la loi SRU : "une vaste blague" pour...par Europe1fr