Sarkozy distille ses intentions pour 2012

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Sarkozy distille ses intentions pour 2012
Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi ne pas avoir "du tout l'intention" de supprimer "les niches fiscales au service de l'emploi".@ Reuters
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Le chef de l'Etat s'est rendu à Châteauneuf-du-Pape dans le Vaucluse jeudi.

2012 en ligne de mire. A neuf mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy poursuit ses déplacements en province, deux par semaine minimum pour quadriller tout le territoire avant le début de la campagne. Le chef de l'Etat s'est rendu jeudi au cœur des vignobles des Côtes-du-rhône, à Châteauneuf-du-Pape dans le Vaucluse. L'occasion de déguster les productions locales, mais aussi de faire quelques allusions à 2012.

"J'ai l'intention de revenir"

Le chef de l'Etat a en effet profité de cette rencontre avec les professionnels du vin pour glisser une petite phrase à la teneur particulièrement politique. "Vous en entendrez des gens qui vous diront des choses, vous en entendrez des gens qui vous promettront des choses, leur caractéristique, c'est qu'on ne les revoit pas. Ça permet de dire une fois quelque chose et puis après de partir. Moi j'ai l'intention de revenir", a-t-il dit.

Sans faire de déclaration officielle, Nicolas Sarkozy a donc visiblement fait un pas supplémentaire vers une candidature pour 2012. L'occasion aussi de revenir sur quelques dossiers clés.

Charges, niches fiscales...

Le chef de l'Etat s'est ainsi félicité jeudi d'avoir "supprimé la totalité des charges sur les (travailleurs) saisonniers", et souligné ne pas avoir l'intention de revenir sur cette mesure prise en 2010, lors d'une table-ronde avec des professionnels de la filière viticole sur le coût du travail. "Ça représente pour le budget de l'Etat 700 millions d'euros de dépenses" mais "c'était notre devoir de le faire", a-t-il expliqué.

Nicolas Sarkozy a dans le même temps mis les choses au clair sur la question très sensible des niches fiscales. Selon Nicolas Sarkozy, "ce qu'on doit supprimer, c'est les niches fiscales inutiles", non pas "les niches au service de l'emploi". "Celles-là je n'ai pas du tout l'intention de les supprimer", a-t-il averti.

Mardi, lors d'une table-ronde à Agde, dans l'Hérault sur le tourisme, Nicolas Sarkozy avait déjà voulu faire une mise au point sur une autre mesure controversée, la TVA à 5,5% dans la restauration. "Pas question de revenir" sur cette mesure prise il y a deux ans et qui a "produit des effets", a prévenu le Président.