Sarkozy défend le nucléaire civil

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Sarkozy défend le nucléaire civil
Nicolas Sarkozy a rencontré les salariés de la centrale nucléaire de Gravelines.@ MaxPPP
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Le chef de l'Etat a visité mardi la centrale nucléaire de Gravelines dans le Nord.

Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord, pour rencontrer les salariés et évoquer la politique énergétique de la France. Il a promis de "continuer à investir dans le nucléaire civil", gage d'"indépendance" énergétique de la France, après l'accident de Fukushima au Japon.

Accompagné des ministres Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, Eric Besson, ministre de l'Industrie et du PDG d'EDF, Henri Proglio, le chef de l'Etat a visité la centrale de Gravelines, mise en route il y a 30 ans, et qui compte six réacteurs nucléaires.

Sarkozy défend la politique française sur le nucléaire

L'occasion pour le chef de l'Etat de défendre la politique énergétique de la France. Pour Nicolas Sarkozy, "ceux qui voudraient qu'on arrête le nucléaire n'ont pas le courage de dire aux Français" que dans ce cas, "le prix de l'électricité pour les particuliers serait multiplié par quatre".

Nicolas Sarkozy a également profité de ce déplacement pour annoncer la construction prochaine par EDF d'un terminal méthanier à Dunkerque. "J'avais promis à Dunkerque et à ses élus que nous ferions un investissement majeur, et c'est aujourd'hui que j'ai l'occasion d'annoncer l'installation du terminal", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Vivre avec la menace nucléaire

La défense la politique nucléaire française n'est pas du goût de tous. Paulo Serge Lopes, conseiller régional écologiste, voit d'un mauvais oeil cette apologie du nucléaire. "La provocation, c’est d’affirmer au lendemain de Fukushima que ce n’est pas une catastrophe nucléaire et d’affirmer que le nucléaire serait une énergie sûre, ce qui n’est également pas le cas", souligne l’élu sur Europe 1. "Là, c’est une provocation, mais c’est récurrent de la part de Nicolas Sarkozy", conclut-il.

Pourtant dans la commune, les habitants ont appris à vivre à l’ombre de cette menace. "Quand je suis arrivée, il y a 25 ans ici, j’avais une appréhension", raconte une Gravelinoise. "Ça c’est vite estompé puisque je vois le sérieux des personnes qui y travaillent. Donc, pour moi, il n’y a aucun souci".

"Le nucléaire par rapport à l’éolien ou au solaire, ce n’est pas demain la veille qu’on aura l’équivalent en puissance de disponible dans nos maisons", analyse un autre habitant.

Des mesures concrètes pour les centrales en fin de vie

"Les centrales vieillissent, celle de Gravelines en particulier, comme d’autres, et il faut assurer la sécurité", estime pour sa part Jean-Claude Delalonde, président de la mission locale d’information sur la centrale . "A un moment donné, il faudra bien prendre des décisions pour savoir comment on arrête progressivement le fonctionnement d’une centrale nucléaire, sachant qu’à côté on va aussi créer de nouvelles énergies".

"Les centrales vieillissent" :

Mais à Gravelines, on voit mal la centrale nucléaire disparaître du décor avant plusieurs années.