Frédéric Salat-Baroux, gendre de l'ancien président : "Jacques Chirac va profondément mieux"

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Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire de l'Elysée sous Jacques Chirac, a évoqué les derniers mois du quinquennat actuel et en a profité pour donner des nouvelles de l'ancien président.

INTERVIEW

A cinq mois de la fin du quinquennat, François Hollande a remanié son gouvernement mardi : Bernard Cazeneuve est devenu Premier ministre. Frédéric Salat-Baroux, avocat, gendre de Jacques Chirac et ancien secrétaire de l'Elysée pendant les deux dernières années du mandat de l'ancien président, analyse cette décision politique dans l'émission C'est arrivé cette semaine. Il a aussi évoqué l'état de santé de Jacques Chirac, qui va "profondément mieux". Europe 1 vous résume l'interview.

Des décisions "utiles". "On voit toujours la vie politique à travers un prisme, les petites phrases, les grands discours, les annonces. Mais l'Etat en permanence prend des décisions qui ne se voient pas. Dans ces cinq mois, on peut faire des choses extrêmement utiles. Le président va avoir à cœur de prouver que ce qui a été dit pour lui n'est pas la réalité", décrypte l'ancien secrétaire de l'Elysée.

Entendu sur Europe 1
Jacques Chirac est aujourd'hui beaucoup mieux qu'il y a 18 mois

"On peut même changer la Constitution", poursuit Frédéric Salat-Baroux. Jacques Chirac avait en effet décidé, en février 2007, d'y inscrire "l'abolition de la peine de mort". Dans les derniers mois du mandat de Jacques Chirac, Frédéric Salat-Baroux révèle avoir vu "la nature humaine dans toutes ses réalités. Il y a les uns et les autres dans des logiques personnelles. Certains montrent leur vrai visage, sont vraiment attachés à leur mission. On voit tout : les trahisons, les calculs et la grandeur."

"Fierté incroyable". Ce retour sur les années élyséennes de son beau-père a aussi permis à l'avocat d'évoquer la santé de Jacques Chirac, qui avait été hospitalisé cet été. "A cet instant, il va profondément mieux. Il y a une mobilisation du système médical. On ne peut pas sortir de ce moment sans une fierté incroyable pour notre système de santé. Il est aujourd'hui beaucoup mieux qu'il y a 18 mois."

"Dans l'affectif". L'ancien président de la République a également suivi la primaire de la droite et du centre. "Il était dans l'affectif, souligne son gendre. Ce qui comptait pour lui, c'était Alain Juppé. Il l'a appelé avant le premier tour, avant le deuxième tour. Il n'est plus dans la projection politique. Il aimait et il aime Alain Juppé et c'est ça qu'il voulait lui dire."